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Virus
Le mot virus, est issu du latin " virus, i (neutre)" qui signifie poison.
En biologie, un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier.
Un virus se caractérise par une très petite taille (comparé à une bactérie par exemple). Il est composé d'acides nucléiques (ADN ou ARN) entourés d'une enveloppe appelée la capside. Selon le critère généralement utilisé, en l'occurrence l'existence d'un métabolisme faisant intervenir des organes, un virus n'est pas à considérer au sens strict comme un être vivant. On pourrait tout aussi bien, par exemple, décider de le considérer comme une variété de minéral ayant besoin d'un hôte vivant pour se reproduire.
Un critère plus discutable avancé pour considérer un virus comme non-vivant est qu'il ne peut se reproduire sans utiliser lui-même le matériel d'un organisme vivant; c'est oublier qu'il partage cette caractéristique avec le plasmodium, comme avec tout autre parasite, ou tout organisme vivant en symbiose, comme en fin de compte avec tout carnivore ou herbivore - et même que tout organisme ayant une reproduction sexuée ! Le matériel génétique ne constitue en fait qu'un composant du vivant tout comme ses protéines, et il a donc lui aussi ses ennemis naturels.
On distingue deux grandes familles de virus : les virus nus, décrits ci-dessus, et les virus enveloppés. Ces derniers sont caractérisés par une enveloppe supplémentaire entourant leur capside. Cette enveloppe est en fait un fragment de la membrane de la cellule hôte dans laquelle ils se sont multipliés. En quittant la cellule hôte, le virus emporte un fragment de la membrane cytoplasmique de cette cellule.
Le virus de la mosaïque du tabac peut sans difficulté être séparé en quelques composants chimiques, puis ceux-ci à leur tour être réassemblés pour reconstituer un virus parfaitement opérationnel.
Exemples
- VIH, virus du SIDA
- Ebola
- virus de la variole
- virus de la grippe
- virus de la fièvre jaune
- Virus du Nil occidental
- Cytomégalovirus
- Rotavirus
Voir aussi
- Biosûreté
- Maladie infectieuse
- Classification des virus
- Virus informatique
-
Catégorie:Protection des cultures
Catégorie:Microbiologie
Liens
- Généralités sur les [http://vvanuxem.free.fr/html/generalites/generalites_viro.html virus]
- Principes actuels de [http://anne.decoster.free.fr/d1viro/vgclass.html classification des virus]
- Les principales familles de [http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/bacterio-viro/DESLYON/Fiches/chapitre2/index.html virus pathogènes pour les humains]
als:Virus (Medizin)
ja:ウイルス
ko:바이러스
ms:Virus
simple:Virus
Biologie als:Biologie ko:생물학 ms:Biologi ja:生物学 simple:Biology th:ชีววิทยา
La biologie, du grec bios (βιος) et logos (λογος), est la science de la vie. Cette généralité étymologique recouvre plusieurs réalités :
- Par définition, la biologie est l'étude des êtres vivants, tels qu'on les connaît sur la planète Terre. Mais la distinction entre organismes vivants et non vivants est parfois difficile (voir virus, viroïde et prions.), et la détermination de l'objet spécifique de la biologie n'a rien d'évident.
- Prise en un sens plus large, la biologie ou sciences de la vie est également l'ensemble des disciplines, classiques et modernes, qui étudie les structures, les fonctions et les niveaux d'organisation (molécules, cellules, organismes et leur milieu de vie) des êtres vivants, ces êtres vivants n'étant scientifiquement que des assemblages complexes de molécules interagissant entre elles selon les lois de la physique et de la chimie s'appliquant à toute matière.
- La biologie étudie également l'évolution des êtres vivants (théorie de l'évolution).
- Elle étudie leurs relations les uns par rapport aux autres et par rapport à leur milieu (Écologie, Éthologie).
- La biologie concerne également certaines caractéristiques du vivant utiles à l'homme (applications agricoles, agro-alimentaires, médicales, pharmaceutiques, chimiques…)
Le terme biologie a été défini à la fin du par le naturaliste français Jean-Baptiste Pierre Antoine de Monet, chevalier de Lamarck :
:"Tout ce qui est généralement commun aux végétaux et aux animaux comme toutes les facultés qui sont propres à chacun de ces êtres sans exception, doit constituer l'unique et vaste objet d'une science particulière qui n'est pas encore fondée, qui n'a même pas de nom, et à laquelle je donnerai le nom de biologie."
Principales disciplines
En raison du caractère extrêmement vaste du sujet, l'étude de la biologie nécessite un morcellement. Une approche, un peu « réductrice » mais ayant l'avantage de clarifier les thèmes, consiste à définir des niveaux d'organisation. Dans un souci de parvenir à une compréhension plus globale de la biologie, des ponts se sont naturellement créés entre les différentes disciplines.
D'autres disciplines sont associées à la biologie, telles que la génétique ou science de l'hérédité.
Un des concepts clef de la biologie est le principe de l'évolution. La phylogénie retrace ainsi l'évolution des organismes et la paléontologie étudie les organismes fossiles et cherche à retracer leur évolution. Ces disciplines s'appuient sur la taxinomie (ou systématique), laquelle a pour objet de classer les êtres vivants afin de les regrouper en ensembles (genre, famille, espèces, races, etc.) suffisamment homogènes pour être comparés entre eux dans le temps et l'espace.
Les progrès fulgurants de la biologie suscitent parfois des interrogations philosophiques, de vives inquiétudes, voire une forte opposition de certaines associations ou organisations non gouvernementales (ONG). Citons notamment : l'interruption volontaire de grossesse (IVG), le clonage, les organismes génétiquement modifiés (OGM), le séquençage et les problèmes de propriété qui en découlent.
Thèmes liés à la biologie
Anatomie -- Anthropologie -- Astrobiologie --
Biochimie -- Biogéographie -- Bio-informatique -- Biologie cellulaire -- Biologie moléculaire -- Biologistes célèbres -- Biologie structurale -- Bioinformatique --
Biophysique -- Biotechnologie -- Botanique --
Chronobiologie -- Cytologie --
Écologie -- Embryologie -- Endocrinologie -- Environnement -- Éthologie --
Génétique --
Histologie --
Immunologie --
Médecine -- Microbiologie -- Mycologie -- Milieux naturels --
Neurosciences --
Paléontologie -- Pharmacie -- Pharmacologie -- Phylogénie -- Physiologie --
Systématique --
Taxonomie -- Théorie de l'évolution --Toxicologie--
Xénobiologie--
Zoologie --
Types Biologiques
Voir aussi
- Liste des articles de biologie
- Liste des grands nombres
- [http://fr.wikipedia.org/w/wiki.phtml?title=Special:Recentchangeslinked&target=Liste_des_articles_de_biologie Modifications récentes en biologie]
- [http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/vie.php Actualités Biologie]
- [http://www.acnexpert.com/index.htm AcneXpert]
- Histoire de la biologie
- Biologistes célèbres
-
Hôteals:Host
Le mot hôte peut signifier :
- En langage général, le terme hôte peut désigner une personne, une organisation, un animal, une cellule, un ordinateur ou quelque chose de similaire qui reçoit des invités ou des intrus.
- En biologie, un organisme hôte héberge un parasite, un partenaire mutuel, ou un partenaire commensal
Voir aussi
- hôtesse
Bactérie ko:세균 ja:真正細菌 th:แบคทีเรีย
Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires, caractérisés par une structure cellulaire particulière, la structure procaryote, qui est caractérisée par une absence de noyau et d'organites.
Détails
Comme les cellules végétales, la plupart possèdent une paroi cellulaire glucidique.
Les bactéries sont les plus anciens organismes vivant sur terre, et aussi les plus abondants. Elles sont présentes dans le sol, dans l'eau et comme parasites des autres organismes. Elles sont à l'origine de beaucoup de maladies non héréditaires. Elles sont affectées par des substances antibiotiques qui le plus souvent inhibent une de leur fonction vitale (par exemple la pénicilline bloque la synthèse de la paroi cellulaire), et même dans quelques cas les éliminent.
On cherche actuellement à savoir s'il a existé une vie bactérienne sur la planète Mars, certains éléments d'analyse du sol martien semblant s'orienter en ce sens, et la présence abondante d'eau sur Mars jadis ayant pu constituer un terrain extrêmement favorable au développement de la vie bactérienne si elle est apparue. Si la chose venait à être confirmée, ce serait un élément important en faveur de l'hypothèse de panspermie.
Histoire
Les bactéries sont microscopiques, mesurant pour la plupart d'entre elles entre 0,5 et 5 micromètres. Elles ne sont donc visibles qu'avec un microscope. Antoine van Leeuwenhoek fut le premier à observer des bactéries, grâce à un microscope de sa fabrication, en 1638.
Le mot « bactérie » apparaît pour la première fois avec le microbiologiste allemand Christian Gottfried Ehrenberg en 1828. Ce mot dérive du grec βακτηριον, qui signifie « bâtonnet ». Louis Pasteur et Robert Koch ont décrit le rôle des bactéries dans la transmission des maladies, Louis Pasteur ayant prouvé leur existence, et Robert Koch l'ayant démontré aux sceptiques.
En 2000, un forage dans le permafrost de l'Alaska (près de la ville de Fox) a permis à des scientifiques américains de mettre à jour une bactérie vieille d'environ 32 000 ans et toujours vivante.
Reproduction
Les bactéries se reproduisent de façon asexuée ou sexuée. La reproduction asexuée par division cellulaire est simple : une cellule se divise en deux cellules-filles en formant une paroi cellulaire transversale.
Des variations génétiques peuvent avoir lieu lorsqu'il y a recombinaison génétique : des mutations (changement ponctuel aléatoire de l'information génétique d'une cellule), transformations (transfert d'ADN d'une bactérie à l'autre en milieu liquide), transduction bactérienne (transfert d'ADN via un bactériophage),lysogénisation (intégration plus ou moins complétes du génome d'un bactériophage) et conjugaison bactérienne (transfert d'ADN d'une bactérie à l'autre via une structure spéciale : les pili). L'ADN étranger peut être intégré dans le génome et être transmis aux générations suivantes. Beaucoup de bactéries possèdent des plasmides, qui sont des séquences d'ADN circulaire extra-chromosomales.
Dans des conditions favorables, les bactéries peuvent s'aggréger pour former des structures visibles à l'œil nu : les colonies bactériennes.
Il existe une grande variété de métabolismes chez les bactéries. Certaines n'ont besoin que de dioxyde de carbone comme source : elles sont alors dites autotrophes. Parmi celles-ci, certaines tirent leur énergie de la lumière photoautotrophes, d'autres utilisent des composés chimiques qu'elles dégradent chémoautotrophes. Les bactéries dépendantes de sources organiques de carbone sont dites hétérotrophes. Les bactéries réduisant des composants minéraux sont des lithotrophes, et s'opposent aux organotrophes.
Parmi les photolithotrophes se trouvent les cyanobactéries, qui sont les plus anciens organismes connus à l'état fossile, et qui ont probablement joué un rôle important dans la production de l'oxygène de l'atmosphère.
Selon leur mode de vie, les bactéries peuvent être classées en trois groupes :
- les aérobies strictes peuvent vivre uniquement en présence de dioxygène ;
- les aérobies facultatives peuvent vivre en présence ou en absence de dioxygène ;
- les anaérobies ne peuvent vivre qu'en absence de dioxygène.
Des bactéries peuvent également vivre dans des milieux très défavorables à la vie, elles sont appelées extrémophiles : elles occupent des milieux comme des sources chaudes, des eaux très acides ou alcalines, ou très salées...
Classification
Différents éléments sont utilisés pour classer les bactéries en différents groupes.
On peut utiliser la forme, on distingue alors les bacilles, de forme allongée,ou encore arquée(vibrions), les coccis, sphériques,ou encore les spirochétales (spiralées).
La structure de la paroi peut être également utilisée, et l'on distingue les bactéries gram positives (Gram+) et gram négatives (gram-), d'après la méthode de coloration développée par Hans Christian Gram.
Voir, en pathologie humaine, la Liste des bactéries pathogènes pour l'Homme.
En matière de classification bactérienne, le site de M. Euzéby, de la Société de Bactériologie Systématique et Vétérinaire de Toulouse (ENVT), fait référence :
Nomenclature des bactéries [http://www.bacterio.cict.fr/bacdico/systematique/nomenclature.html]
List of Bacterial names with Standing in Nomenclature [http://www.bacterio.cict.fr/]
Actions des bactéries
Les bactéries sont à la fois dangereuses et utiles pour l'environnement, les humains et les animaux. Certaines bactéries ont une action pathogène et sont à l'origine de maladies comme le tétanos, la syphilis, le choléra ou la tuberculose. Les pathogènes sont traités par des antibiotiques, qui peuvent être classés en bactéricides ou bactériostatiques, selon qu'ils tuent les bactéries ou qu'ils empêchent leur croissance.
Dans le sol, les microorganismes participent à la transformation de l'azote en ammoniaque.
De nombreuses bactéries sont des symbiotes d'organismes animaux et participent à la digestion.
Les bactéries sont souvent utilisées par l'homme dans les processus de fermentation et des bactéries transformées sont utilisées pour synthétiser des médicaments comme l'insuline. Des bactéries sont également utilisées dans les fosses septiques pour en assurer l'épuration. Celles-ci fabriquent également du méthane au cours de ce processus.
Il est généralement admis que les mitochondries, sorte de piles énergétiques intracellulaires, sont des bactéries symbiotiques intégrées à la nuit des temps et sélectionnées par la valeur et l'importance de leur action : celle de permettre à leur hôte d'utiliser l'oxygène et de dégrader complètement les substrats biochimiques nutritionnels, tels que le glucose par exemple. Sans ces bactéries-là, nous ne pourrions pas respirer l'air qui serait un poison par son oxygène, mais nous serions encore réduit à être des éponges ou des algues vivant de la fermentation, laquelle n'a pas besoin d'oxygène pour fonctionner. Rien que cela mériterait de voir dans la bactérie une grande bienfaitrice, et non pas un ennemi pathogène !!!
Voir aussi
- Archéobactéries méthanigènes
- Liste de bactéries importantes sur le plan clinique
Liens externes
- [http://www.infovisual.info/02/002_fr.html Voir un schéma détaillé d'une cellule bactérienne]
-
Catégorie:Bactériologie
Catégorie:Écologie
Catégorie:Protection des cultures
Acide désoxyribonucléiqueright
L'ADN, sigle de acide désoxyribonucléique, est une longue molécule que l'on retrouve dans tous les organismes. L'ADN est présent dans le noyau des cellules eucaryotes, les cellules procaryotes, dans les mitochondries ainsi que dans les chloroplastes. Les organismes vivants les plus simples, les virus, sont constitués essentiellement d'une enveloppe (elle-même constituée de protéines) et d'un brin d'ADN (ou d'ARN).
On dit que l'ADN est le support de l'hérédité car cette molécule a la faculté de se reproduire et d'être transmise aux descendants lors des processus de reproduction des organismes vivants. Il est à la base de processus biologiques importants aboutissant à la production des protéines. D'un point de vue chimique, l'ADN est un acide faible.
Structure
processus biologiques
Une structure en forme de double hélice (découverte en 1953 par James Dewey Watson, Francis Crick et coll. et en partie grâce aux travaux de Rosalind Franklin).
Un polymère de bases désoxyribonucléiques est constitué de répétitions de nucléosides formés d'un groupe phosphate lié à un sucre, le désoxyribose, et à une base azotée A, T, C ou G. Le squelette est formé de la répétition sucre - phosphate, ce qui change est la base.
Bases azotées
Quatre bases ont été identifiées : l’adénine (A) et la guanine (G) font partie de la famille des purines. La thymine (T) et la cytosine (C) sont de la famille des pyrimidines. Elles sont complémentaires entre elles et uniquement associables l’une avec l’autre. Un « brin » d'ADN est formé de la répétition ordonnée de ces quatre bases.
pyrimidinepyrimidinepyrimidinepyrimidine
Complémentarité des brins d'ADN
Les deux brins antiparallèles d'ADN sont toujours étroitement reliés entre eux par des liaisons hydrogène (également appelées ponts hydrogène ou encore simplement liaisons H ou ponts H) formées entre les bases complémentaires A-T et G-C. Ces deux brins d'ADN sont dit complémentaires car les purines (Adénine et Guanine) d'un brin font toujours face à des pyrimidines de l'autre brin (Thymine et Cytosine). Les nucléotides sont complémentaires entre eux. Ainsi, l'adénine est complémentaire à la thymine et la guanine est complémentaires à la cytosine. Deux liaisons hydrogène retiennent ensemble la paire A-T et trois retiennent la paire G-C
Propriétés physico-chimiques
Fusion
La température de fusion des acides nucléiques comme l'ADN est la température pour laquelle les deux brins se désapparient. L'énergie thermique apportée devient alors suffisante pour rompre les liaisons H interbrins. Cette température dépend donc de la quantité de liaisons hydrogènes présentes. Plusieurs formules empiriques permettent de calculer la valeur de la temperature de fusion. Elles tiennent compte du pourcentage de base (G+C), de la salinité du milieu ainsi que de divers facteurs correctifs, tels que la presence de structures secondaires intra ou extra moléculaires (repliement de l'ADN sur lui même, formation d'appariements entre deux brins). La connaissance de la température de fusion est un élement important au laboratoire lorsqu'il s'agit de faire de la PCR par exemple.
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Un lien hydrogène est une mise en commun d'un proton entre un accepteur et un donneur. Plus il y a de liaisons hydrogènes dans une molécule d'ADN, plus l'énergie de liaison est élevée et plus sa température de fusion sera élevée.
Ainsi une molécule double brin composée uniquement de C-G (3 liens H) nécessitera plus d'énergie pour être ouverte qu'un ADN de même taille composé de A-T (2 liens H). Ceci explique pourquoi la température de fusion de l'ADN varie en fonction de deux facteurs principaux :
- sa taille (exprimée en nombre de bases, généralement en kilobase kb ou mégabase Mb ...)
- son rapport (A+T)/(C+G) qui donne un indice des proportions de paires A-T versus C-G.
Réplication de l'ADN
Les expériences de Meselson et Stahl ont démontré que la réplication de l'ADN est de type semi-conservatif. Chacunes des deux molécules d'ADN fille hérite un brin de l'ADN mère ou parentale tandis que l'autre est synthétisé à partir de nucléotides libres.
Les paires de bases sont désappariées par rupture des liaisons hydrogènes de l'ADN par une enzyme appelée ADN polymerase. Une fourche de réplication va alors se former donnant 2 brins d'ADN distincts qui, par le biais de la complémentarité vont édifier 2 nouvelles molécules d'ADN composées chacune d'un brin de l'ancienne molécule et d'un brin nouvellement formé.
Transcription
Chez les procaryotes (organismes unicellulaires sans noyau), tels que les bactéries, l’ADN est présent sous la forme d’un seul chromosome circulaire superenroulés (à la manière d'un cordon téléphonique). Cet ADN circulaire peut se compacter encore plus en faisant des super-hélices et ceci va donner une structure nommée Nucléotide.
Chez les eucaryotes, l’ADN est généralement sous forme de plusieurs chromosomes linéaires. Cet ADN se situe dans le noyau et lorsqu’il est compacté et associé à des protéines telles des histones, il se nomme chromatine.
Même si pour les procaryotes et les eucaryotes, l'ADN ne se trouve pas sous la même forme, il renferme dans les 2 cas l'information génétique, c'est à dire que des zones de l'ADN appelé “gène” code pour les protéines. Mais comment une séquence d'acides nucléiques peut-elle coder une séquence d'acides aminés ? En fait, lorsque la cellule aura besoin de protéines (par exemple des protéines de structure lors de sa division, ou des enzymes pour fabriquer les molécules dont elle a besoin pour fonctionner), elle va transcrire, c'est à dire recopier une partie de ses gènes (i.e. les gènes codant pour les protéines d'intérêt) sous forme d'ARN grâce à une enzyme nommée “ARN polymérase ADN dépendante de type II”. Cette enzyme va produire un ARN messager (ARNm) identique à la séquence d'ADN (par ex : AUGUCUUUAUGU....UAG) du gène. L'existence de l'ARNm a été demontrée par Jacques Monod et ses collaborateurs, ce qui lui valut le prix Nobel de Médecine en 1965. A l'inverse de l'ADN, l'ARNm n'est pas sous forme de double hélice et il adopte des strutures secondaires complexes. Il est moins stable que l'ADN, c'est à dire qu'il est dégradé plus facilement, de par la presence d'un ribose à la place d'un desoxyribose. Le ribose est très sensible à l'hydrolyse alcaline tandis que le desoxyribose y est totalement insensible.
Cet ARNm sera traduit en protéine au niveau des ribosomes du réticulum endoplasmique. Ces ribosomes vont décoder l'ARNm, c'est à dire le code AUG UCU CUU ... pour assembler les acides aminés correspondants et faire une protéine.
Le ribosome est complexe multiprotéique comprenant des ARN ribosomiaux (non codant). Chez les eucoaryotes, les ARNm sont d'abord maturés avant d'être traduits, grâce à des ARNsn (snRNA en anglais, petits ARN nucléaires)...
La transcription est un processus complexe et l'élucidation de ses mecanismes fut l'une des grandes avancées de la biologie de la seconde moitié du 20e siecle. C'est un processus hautement régulé, notament grâce à des protéines appelé facteurs de transcription qui, en réponse à des hormones par exemple, vont permettre la transcription de gènes cibles (par exemple les gènes exprimés quand la cellule reçoit des oestrogènes, ou de la progesterone, des hormones dites sexuelles). Une dérégulation des mécanismes de régulation et la machinerie s'emballe, les ARN sont transcrits de manière anarchique, les protéines sont présentes en excès, entrainant un fonctionnement aberrant des cellules, un fonctionnement cancéreux. En effet, dans un grand nombre de cancers, la transcription de certains gènes est altéré, ce qui entraine un dérèglement total de la cellule.
Découverte
C'est au laboratoire Cavendish de Cambridge, le 25 avril 1953, que James Watson, alors âgé de 25 ans, Francis Crick, physicien de formation, et Rosalind Franklin, qui n'obtint pas le prix Nobel pour diverses raisons , ont établi par rayons X la structure en double hélice de l'ADN. Ils s'appuyèrent sur plusieurs faits établis :
- La complémentarité des bases a été suggérée, en 1949, par les règles d'équivalence de Chargaff : pour une espèce donnée la quantité de A et T, ainsi que la quantité de C et G sont sensiblement égales. Exemple chez l'homme : A=30,4% & T=30,1% ; C=19,6% & G=19,9%.
- Linus Pauling a tout juste élucidé l'organisation de la protéine kératine sous forme d'hélice.
- En combinant ces données, James Watson et Francis Crick ont construit avec des tiges métalliques le premier modèle en double hélice de l'ADN.
Différents types d'ADN
On distingue les différents types d'ADN suivants :
- ADN-A : forme d’ADN trouvée dans certaines régions d'ADN naturel, lorsque le degré d'hydratation est plus faible ou en présence de grande concentration de cations (Mg++, Ca+). Il s'agit d'une forme plus distendue pour laquelle les base azotées sont plus éloignés les unes des autres.
- ADN antisens : un des deux brins d'ADN double-brin, généralement le complémentaire (d’où anti) à l’ARNm, c'est-à-dire le brin non-transcrit. Pourtant, il n'y a pas un accord universel sur cette convention et les désignations préférées sont brin codant pour le brin dont la séquence est celle de l’ARNm, et brin noncodant ou brin matriciel pour le brin complémentaire (c'est-à-dire la matrice de transcription).
- ADN avec brèches : molécule d’ADN double brin ayant une ou plusieurs régions simple brin.
- ADN-B : forme d’ADN trouvée généralement dans la nature: une hélice droite.
- ADN biotinylé : molécule d’ADN marquée à la biotine par l’incorporation d’un nucléotide biotinylé (généralement l’uracile) dans la molécule d’ADN. La détection de l’ADN marqué est réalisée par la formation d’un complexe avec la streptavidine sur laquelle a été attaché un agent colorant tel que la péroxidase qui donne une couleur verte fluorescente suite à une réaction avec différents réactifs organiques.
- ADN chimère : ADN recombiné formé de fragments d'origines diverses.
- ADN circulaire : ADN formant une molécule circulaire. Dans le cas d'ADN circulaire double brin, on distingue les molécules ouvertes, dites relâchées (ou déroulées : un brin est coupé) et les molécules fermées (sans extrémités libres) qui souvent sont superenroulées.
- ADN circulaire fermé de façon covalente ou ADNccc (Covalently-Closed Circular DNA) : molécule d’ADN dont les extrémités libres sont ligaturées pour former un cercle. Les brins restent liés ensemble même après la dénaturation. Les plasmides se présentent sous cette forme in vivo. Dans sa forme native, l’ADNccc adaptera une configuration superenroulée.
- ADN chloroplastique : l’ADN présent dans le chloroplaste. Même si le chloroplaste possède un petit génome, le grand nombre de chloroplastes par cellule implique une proportion significative d’ADN chloroplastique par rapport à l’ADN total dans une cellule végétale.
- ADN complémentaire ou ADNc : ADN simple brin, qui est une copie d'un ARN obtenu par une transcription inverse. L'ADNc double brin résulte de la copie du premier brin par une ADN polymérase.
- ADN complémentaire double brinc ou ADNcdb : molécule d’ADN double brin produite à partir d’un ADNc matrice.
- ADN dénaturé : ADN double brin qui a été converti en simple brin par cassure des liaisons hydrogènes liant les paires de nucléotides complémentaires. Souvent réversible. Réalisé généralement par la chaleur.
- ADN double brin ou ADN duplex ou ADNdb : deux brins complémentaires d’ADN reliés sous la forme d’une double hélice.
- ADN en zigzag ou ADNz : duplex d'ADN dans lequel la double hélice est enroulée par la gauche au lieu de la droite, les bases azotées sont alors tournés vers le milieu extérieur. L'ADN adopte cette configuration en zigzag quand les purines et les pyrimidines alternent sur le même brin, par exemple 5'CGCGCGCG 3' ou 3'GCGCGCGC 5'. L'ADN en zigzag existe dans les chromosomes d'eucaryotes, mais sa fonction n'est pas encore connue.
- ADN espaceur : séquence d'ADN non transcrit, séparant les gènes à l'intérieur des unités répétées.
- ADN étranger : ADN exogène incorporé dans un génome hôte.
- ADN exogène : ADN dérivé d’un organisme, et destiné à être introduit dans une cellule d’une espèce différente. Fait aussi allusion à un ADN étranger ou ADN hétérologue.
- ADN homoduplex : molécule d’ADN double brin, à brins entièrement complémentaires.
- ADN hybride : molécule d'ADN composée de deux brins d'origines distinctes.
- ADN mitochondrial ou ADNmt : ADN circulaire présent dans les mitochondries. Chez les mammifères, l’ADNmt représente moins de 1% de l’ADN total, mais dans les plantes, la quantité est variable. Il code pour l’ARNr et l’ARNt et quelques protéines mitochondriales (jusqu'à 30 chez les animaux).
- ADN non répétitif : séquences d'ADN présentes dans le génome en un petit nombre de copies. Cet ADN présente la cinétique de réassociation attendue pour des séquences uniques, et se caractérise par une valeur de Cot élevée (concentration en ADN double brin en fonction du produit de la concentration totale en ADN (Co) par le temps d'incubation (t) dans des conditions déterminées).
- ADN porteur : ADN de séquence indéterminée qui est ajouté à l’ADN transformant (plasmide) utilisé dans les procédures de transfert physique d’ADN. Cet ADN additionnel augmente l’efficacité de transformation par électroporation et par des méthodes chimiques. Le mécanisme d’action est inconnu.
- ADN recombinant : résultat de la combinaison de fragments d’ADN provenant de sources différentes.
- ADN recombiné : molécule d'ADN dans laquelle des séquences qui ne sont pas naturellement contiguës sont juxtaposées par manipulation in vitro.
- ADN répétitif ou ADN « poubelle » : séquences d'ADN identiques ou quasi identiques, qui se répètent un très grand nombre de fois dans le génome, dont certaines sont le résultat de l’activité d’un rétrotransposon. Une proportion importante de tous les génomes eucaryotes est composée de cette classe d’ADN dont la fonction biologique est mal connue.
- ADN ribosomique : locus codant l’ARN ribosomique. C'est généralement un locus étendu et complexe, composé typiquement d’un grand nombre d’unités de répétition séparées l’une de l’autre par un espaceur intergénique. Une unité de répétition contient une copie du gène pour chaque ARN ribosomique constituant des ribosomes, séparée l’une de l’autre par un espaceur transcrit interne.
- ADN satellite : correspond à des blocs de séquences répétées, d'une longeur de 5 à 2 000pb (pb=paires de bases) correspondant à une taille globale de 100 Kb à environ 5 000 Kb, localisées surtout au niveau des centromères, et non transcrites. Il s'agit d'ADN de l'hétérochromatine centromérique localisée dans tous les chromosomes. Leur fonction est de fixer de nombreuses protéines du centromère impliquées dans la fonction d'organisation et de ségrégation des chromosomes lors de la mitose.
- ADN simple brin ou ADNss (single-stranded DNA) : molécules d’ADN séparées de leur brin complémentaire, suite à son absence ou à une dénaturation.
- ADN source : ADN d’un organisme qui contient un gène cible, et utilisé comme matériel de départ dans une expérience de clonage.
- ADN superenroulé ou ADN superhélicoïdal ou ADN surenroulé : ADN ayant une configuration en superhélice.
- ADN-T : segment d’ADN du plasmide Ti ou Ri, présent chez les agents pathogènes Agrobacterium tumefaciens et A. rhizogenes, transféré aux cellules végétales et inséré dans leur ADN faisant ainsi partie du processus d’infection. Le type sauvage de l’ADN-T code pour les enzymes qui induisent chez les plantes la synthèse des opines spécifiques nécessaires pour la croissance bactérienne. Dans les ADN-T modifiés, ces gènes sont remplacés par un/des transgène(s).
- ADN-Z
Différents types d'enzymes liées à l'ADN
- ADN hélicase ou gyrase : enzyme qui catalyse le déroulement des brins complémentaires d’une double hélice d’ADN.
- ADN ligase : enzyme catalysant la liaison entre deux molécules séparées d’ADN, formant des liaisons phosphodiesters entre l’extrémité 3'-hydroxyl de l’une et l’extrémité 5'-phosphate de l’autre. Son rôle naturel réside dans la réparation et la réplication de l’ADN. C'est un outil essentiel dans la technologie de l’ADN recombinant puisqu'elle permet l’incorporation d’ADN étranger dans les vecteurs.
- ADN polymérase : enzyme catalysant la polymérisation (5' vers 3') des monocléotides triphosphates qui constituent l'ADN.
- ADN primase : enzyme qui catalyse la synthèse de courtes amorces d’ARN à partir desquelles débute la synthèse des brins d’ADN.
- ADN topo-isomérase ou topoisomérase : enzyme qui catalyze l’introduction ou l’enlèvement des surenroulements dans l’ADN.
Voir aussi
Articles connexes
- ARN
- ADN mitochondrial
- Réparation de l'ADN
- Ordinateur à ADN
Référence
- Arrêté de terminologie du 14 septembre 1990.
Liens externes
- Concepts : http://www.dnaftb.org/
- Le journal Nature fête les 50 ans de l'ADN : http://www.nature.com/nature/dna50/index.html
Catégorie:Acide
Catégorie:Information génétique
ja:デオキシリボ核酸
ko:DNA
ms:DNA
simple:DNA
th:ดีเอ็นเอ
Acide ribonucléiqueCatégorie:Information génétique
Catégorie:Information génétique
L'acide ribonucléique ou ARN est un polymère similaire à l'ADN, aussi bien en terme structurel qu'en terme fonctionnel (matérialisation et traitement de l'information génétique).
Il y a quatre différences par rapport à l'ADN :
- le sucre désoxyribose est remplacé par un ribose ;
- la base thymine est remplacée par un uracile ;
- l'ARN est généralement simple brin, sauf chez quelques organismes tels les rétrovirus, tandis que l'ADN est double brin avec une structure en double hélice ;
- l'ARN est court (50 à 5000 nucléotides et non pas des millions comme dans l'ADN).
L'uracile est moins ‘‘coûteux’’ à produire pour les organismes vivants que la thymine, mais se convertit lentement en cytosine. Ce serait pour cette raison que l'ARN a de l'uracile et l'ADN de la thymine : la cellule produit beaucoup d'ARN mais ne le conserve pas, c'est donc le coût de production qui prime sur la stabilité de l'information. À l'inverse, l'ADN doit conserver une information longtemps mais n'est produit que rarement (lors de la division cellulaire), c'est donc la stabilité qui prime sur le coût.
D'un point de vue évolutif, certains éléments permettent de penser que l'ARN serait antérieur à l'ADN comme support de l'information génétique, ce qui expliquerait ses fonctions plus étendues et sa généralisation. L'ADN serait apparu plus tard et n'aurait supplanté l'ARN que pour le rôle de stockage à long terme, en raison de sa plus grande stabilité. Notons ici que cette stabilité est conférée par la disparition d'une fonction alcool (-OH, oxy) au niveau 2' du ribose (D de ADN signifie desoxyribonucléique, i.e. ayant perdu une fonction oxy au niveau du ribose. De plus la stabilité est aussi assurée par la structure double brin. Enfin la stabilité temporelle de l'information génétique est aussi lié au fait que l'ADN soit bicaténaire (double brin) : en effet, si une mutation se produit sur un brin de l'ADN, la cellule peut, grâce à des mécanismes de réparation, corriger cette erreur en se basant sur la complémentarité des brins.
Fonction de l'ARN messager dans la cellule
L'ARN messager est utilisé par la cellule pour transmettre l'information à l'extérieur du noyau, puis pour synthétiser des protéines à partir de ces informations.
Différents types d'ARN
Dans la cellule ou in vitro, il existe plusieurs types ou catégories d'ARN :
- ARN messager ou ARNm : il est formé par transcription de l'ADN dont il est la copie. Son rôle consiste à transporter l'information génétique recueillie du noyau vers le cytoplasme où elle sera traduite par les ribosomes du réticulum endoplasmique.
- ARN prémessager ou pré-ARN messager ou messager pré-ARN : ARN précurseur des ARNm, clivé selon un mécanisme d'épissage.
- ARN de transfert ou ARNt : ils servent à « traduire » les codons de l'ARNm en acides aminés. Ce sont des molécules qui se placent sur les sites du ribosome où va être lu l'ARN messager. Un ARNt est un brin court qui a un anti-codon sur sa boucle, et un acide aminé attaché à l'autre extrémité et qui sera transferé à la protéine en formation. Il y en a 61 variétés, une pour chaque codon codeur d'acide aminé (les trois autres sont des codons stops).
- ARN ribosomal : il représente 80 % de l'ARN total d'une cellule. Associé à des protéines, il forme le ribosome qui constitue la tête de lecture de l'information génétique transcrite par l'ARN messager.
- ARN antisens : ARN complémentaire d'une portion d'un autre ARN et inhibant sa fonction. Les ARN antisens peuvent être des éléments naturels de régulation (exemple : les ARN MIC). Ils peuvent être également obtenus par génie génétique.
- ARN MIC : classe particulière d'ARN antisens, complémentaire de l'extrémité 5' d'un ARNm.
- ARN monocistronique : ARN ne comportant qu'une seule information génétique. Un cistron est une région du génome qui ne porte qu'une seule information génétique transcrite en ARN. Ce terme vient de l'emploi du test cis-trans utilisé, en génétique classique, pour mettre les cistrons en évidence chez les bactéries. Pour un ARNm, un cistron correspond à un seul polypeptide.
- ARNm polycistronique : ARN messager contenant plusieurs cistrons, et donc codant pour plusieurs chaînes polypeptidiques distinctes.
- ARN nucléaire de grande taille ou ARN nucléaire hétérogène : ARN nucléaire résultant d'une transcription par la polymérase II. Ces ARN sont hétérogènes en taille et peu stables.
- ARN précurseur : ARN représentant le produit de transcription primaire d'un gène. Les ARN précurseurs transcrits à partir de la plupart des gènes eucaryotes et de certaines archéobactéries contiennent des introns qui seront éliminés lors de la maturation.
- ARN recombinant : molécule d'ARN composée de fragments d'origines distinctes réunis in vitro par une ARN ligase.
- ARN satellite : ARN qui peut accompagner certains virus. L'ARN satellite, encapsidé, est spécifique de chaque virus, et ne peut se répliquer sans lui.
Il est à noter que l'ARN polymérase n'est pas un ARN mais une enzyme catalysant la synthèse d'ARN à partir d'ADN et que l'ADN polymérase est l'enzyme qui catalyse la synthèse d'ADN à partir d'ADN.
Voir aussi
- ARN double-brin
Double-chaîne d'ARN complémentaire introduite artificiellement dans la cellule ou codée naturellement par des régions de génome traversées par des évènements de transcription contraires. Induit l'inactivation de gènes (Interférence par l'ARN) par un processus de dégradation de l'ARN messager de sequence correspondante.
- microARN
ARN partiellement double-brin ayant une structure tige-bouche en « épingle à cheveux ». Codé par le génome le microARN est maturé en un très petit ARN de 21-24 bases et s'apparie avec l'extrémité 3' d'un ou de plusieurs ARN messagers cibles. Cet appariement induit une inhibition de la traduction.
- ARN interférent
ARN qui permet aux cellules de lutter contre certains envahisseurs, comme les virus. Ce mécanisme interrompt le travail de l'ARN messager qui transporte le code génétique indispensable à la synthèse d'une protéine du noyau de la cellule vers le site de fabrication de la protéine.
Référence
- Arrété de terminologie du 14 septembre 1990.
ja:リボ核酸
ko:RNA
MétabolismeLe métabolisme est l'ensemble des transformations moléculaires et des transferts d'énergie qui se déroulent de manière ininterrompue dans la cellule ou l'organisme vivant. C'est un processus ordonné, qui fait intervenir des processus de dégradation (catabolisme) et de synthèse organique (anabolisme).
Lanabolisme est le métabolisme qui permet à la cellule de synthétiser les substances indispensables à sa vie et à sa fonction. Cette synthèse s'effectue à partir des matériaux que la cellule a absorbés du milieu extérieur et de l'énergie dégagée par le catabolisme ou provenant de l'extérieur (cas de la photosynthèse).
La métabonomique visualise tous les métabolites à la spectrographie par résonance magnétique.
Modes de transformation
right
Le métabolisme de dégradation de grosses molécules en petites molécules, qui permet la libération d'énergie, est appelé catabolisme. L'énergie est mise en réserve lors de la phosphorylation de l' ADP (adénosine diphosphate) en ATP (Adénosine-triphosphate). Cette énergie servira à assurer les différentes fonctions de la cellule. L'ATP est formée à partir de glucoses, lipides, et protides combinées à l'oxygène. La formation de l'ATP demande une certaine quantité d'oxygène, donc du temps.
Trois modes de fonctionnement existent pour les muscles :
- le mode anaérobie alactique : énergie maximale mais de courte durée, les muscles dégradent l'ATP et donnent de l'ADP reconstituée immédiatement en ATP ;
- le mode anaérobie lactique : énergie moyenne. L'ATP est créé sans oxygène pendant l'effort au prix d'une fermentation donnant l'acide lactique, responsable des courbatures ; elle peut être synthétisée en glucose par le foie.
- le mode aérobie : énergie faible, respiration normale (phase de repos) ; les carburants sont diversifiés, l'acide lactique des muscles peut être réutilisé comme carburant ;
Voir aussi
- Métabolisme aérobie
- Métabolisme anaérobie
Liens externes
- [http://fr.wikibooks.org/wiki/Les_principales_voies_du_m%C3%A9tabolisme Les principales voies du métabolisme] : un cours de Biochimie sur wikilivres
-
ja:代謝
simple:Metabolism
th:การเผาผลาญ
MinéralUn minéral est une substance inorganique, exceptionnellement organique, formée naturellement, composée d'atomes ou de molécules, et définie par une formule chimique et un système cristallin. L'association de divers minéraux constitue les roches de la croûte terrestre.
Cette dernière acception fait l'objet de cet article.
Ainsi, un minéral est un composé inorganique de propriétés physiques et de composition chimique définies.
Cependant, le fer et le manganèse peuvent se remplacer dans les formules, de même que le sodium et le calcium, et il est admis qu'il s'agit toujours du même minéral, quelle que soit l'importance de la substitution.
Les variations admises dans la composition font que le minéralogiste considère volontiers les minéraux comme des espèces minérales, se caractérisant certes par ses propriétés (cf minéralogie) physiques (les plus « visibles » étant système cristallin, couleur et indice de réfraction) et chimiques, mais ne pouvant se confondre avec les éléments ou composés chimiques du chimiste.
Il existe plus de 4000 minéraux connus, qui sont classés principalement d'après des critères chimiques et cristallographiques.
Leur composition chimique permet de les grouper en 9 familles principales (classification de Dana, 7 édition) :
# Éléments natifs, composés d'un seul élément chimique plus ou moins pur, comme l'or, le cuivre, le platine ;
# Sulfures (S-), comprenant les Sulfosels ;
# Oxydes (O2-) et Hydroxydes (OH-), comme la magnétite, le corindon ou le rutile ;
# Haloïdes, comme les chlorures (Cl-), les fluorures (F-) ;
# Carbonates (CO3)2- , Nitrates (NO3)-, Borates (BO3)3- ;
# Sulfates (SO4)2-, Chromates (CrO4)2-, Molybdates ;
# Phosphates (PO4)3-, Arséniates (AsO4)3-, Vanadates (VO4)3- ;
# Silicates (SiOx)
# Minéraux organiques
Voir aussi
liens internes
- classification des minéraux
- glossaire des minéraux
- liste des minéraux
- minéralogie
- pétrographie
- roche
liens externes
- [http://www.geopolis-fr.com/dossa.html Nouveaux minéraux découverts en France depuis 40 ans]
-
ja:鉱物
simple:Mineral
th:แร่
Virus mosaïqueCatégorie:Protection des cultures
De nombreux virus, dont certains sont identifiés, affectent les plantes. Les virus mosaïques ont comme effets de décolorer et/ou déformer partiellement les feuillages des plantes atteintes et quelquefois les fruits. Parmi les plantes cultivées atteintes de ce type de virus, on peut citer :
ail, amandier, betterave, blé, canne à sucre, châtaignier, chou-fleur, chrysanthème, concombre, cresson, figuier, haricot, houblon, laitue, luzerne, navet, noisetier, orge, pastèque, pêcher, poirier, pois, pomme de terre, pommier, rosier, soja, tabac, tomate, etc.
Lutte
- Utilisation de variétés naturellement résistantes, ou greffées;
- Détection et élimination des plantes atteintes (le plus précocément possible);
- Lutte contre les insectes vecteurs ( nématodes, cicadelles, pucerons, etc.);
- Élimination des herbes adventices, qui peuvent être des plantes hôtes.
VarioleCatégorie:Maladie virale
La variole ou petite vérole est une maladie infectieuse d'origine virale, qui stimule le système immunitaire, très contagieuse et épidémique, due à un pox-virus, caractérisée par une éruption de taches rouges devenant des vésicules, puis des pustules.
Il s'agit d'une maladie exclusivement inter-humaine ; il n'y a aucun réservoir de virus animal.
La variole était un fléau redoutable et redouté. Elle tuait un malade sur cinq (chez les adultes, près d’un malade sur trois). Quand elle ne tuait pas, elle laissait souvent un visage grêlé, défiguré à vie. Elle est toujours restée hors de portée d’un traitement efficace.
Connue dans la Chine ancienne où elle aurait été introduite en l'an 49 de notre ère, il est généralement admis que la variole fut introduite en Europe par les invasions arabes, à la suite de l'épidémie de la Mecque en 572, d'où ce fléau s'est ensuite répandu dans le monde entier, causant, au cours des siècles, d'effroyables pandémies responsables de millions de morts. Elle est notamment la plus virulente des maladies qui decimerent les populations amerindiennes lors de la conquete du Nouveau Monde, des son arrivee en 1518.
Lutte contre la variole
L'histoire de la lutte contre la variole retiendra trois périodes : celle de la variolisation, celle de la vaccination, puis celle de la campagne mondiale d'éradication, lancée en 1967 et terminée en 1977 avec le dernier cas spontané observé en Somalie.
Variolisation
Sa première mention écrite a été effectuée par Aaron, médecin d'Alexandrie. Dès le , les chinois pratiquaient la variolisation : il s'agissait d'inoculer une forme qu'on espérait peu virulente de la maladie en mettant en contact la personne à immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vésicules d'un malade. C'est le premier ministre Wang Dan qui après la perte d'un de ses fils de la variole avait convoqué divers praticiens de toute la chine pour mettre au point une prophylaxie. Un moine Taoïste apporta la technique d'inoculation qui se diffusa progressivement dans toute la chine.
Le résultat restait cependant aléatoire et risqué, le taux de mortalité pouvait atteindre 1 ou 2 %. La pratique s'est progressivement diffusée le long de la route de la soie. En 1701 Giacomo Pylarini réalise la première inoculation à Constantinople.
La technique est importée en occident au début du , par Lady Mary Wortley Montagu la femme de l'ambassadeur d'Angleterre en Turquie. Elle est introduite en france par le docteur Théodore Tronchin en 1756. En 1760, Daniel Bernoulli démontra que, malgré les risques, la généralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d'espérance de vie à la naissance. Elle suscita cependant l'hostilité de nombreux médecins.
Vaccination de Jenner
Lui-même très favorable à la variolisation, le médecin anglais Edward Jenner entend parler d'une croyance populaire selon laquelle attraper la variole des vaches (cow pox) préserverait de la forme humaine. Le 14 mai 1796, il inocula à un enfant du pus prélevé sur la main d'une fermière infectée par la vaccine (via le contact avec les pis de la vache, infestée par le cow pox), ou variole des vaches. Trois mois plus tard, il innocula la variole à l'enfant qui s'est révélé immunisé. Cette pratique s'est répandue progressivement dans toute l'Europe. La variole est restée endémique pendant tout le et n’a disparu qu’après la Première Guerre mondiale.
Pour l'anecdote, la vaccination à cette époque consistait à prélever du pus directement des pustules et à infecter les hommes avec (ne pas oublier que Louis Pasteur et l'aseptie ne vinrent que plus tard). Et plutôt que de transporter une vache infestée, il était plus simple de se déplacer avec un homme récemment « vacciné » et qui présentait les pustules. Et c'est ainsi que l'intégralité d'un couvent fut un jour vacciné contre la variole... mais fut par contre aussi infesté par la syphilis ! ;-)
Vaccination antivariolique moderne
La vaccination antivariolique fut rendue obligatoire en France en 1902.
Éradication totale de la variole
En 1978, l'OMS a déclaré que la variole était éradiquée dans le monde entier et, de ce fait, la vaccination supprimée.
Dernière épidémie en France
La dernière épidémie de variole date de novembre 1954 à Vannes. Le sergent Roger Debuigny rendait visite à sa famille dans le Morbihan, apportant avec lui de la soie de Saigon qui aurait été contaminée. Il y eut 16 morts sur 73 cas.
Après 1978
Officiellement, deux souches sont conservées dans des laboratoires américain et russe, à des fins de recherche. L'origine de ces laboratoires vient de la volonté de créer des armes biologiques par les deux pôles lors de la Guerre Froide. Aujourd'hui la variole est considérée comme l'arme ultime des terroristes en matière de terrorisme biologique. Après les attentats de 2001, les États-Unis, la France et d'autres pays ont relancé la production de vaccin contre cette maladie.
Lien externe
- [http://www.asnom.org/432_variole.html Dossier Asnom sur la variole]
- [http://generaliste.medimedia.tm.fr/gene/tl_fch/dossfmc/fmcvariole.pdf La variole, ce serait comment aujourd'hui ?], Le Généraliste n°2152, 9 novembre 2001
- [http://www.liberation.fr/page.php?Article=276606 Il y a 50 ans, Vannes en proie à la variole devient « pestiféré »], Libération, du vendredi 18 février 2005
ja:天然痘
ko:천연두
Fièvre jaune
La fièvre jaune (parfois appelée vomi noir ou peste américaine) est une maladie virale aiguë. Elle reste toujours une cause importante de maladies hémorragiques dans plusieurs pays africains et sud-américains, malgré l'existence d'un vaccin efficace.
Historique
- 1940 : plusieurs milliers de morts au Soudan
- de 1960 à 1962 : 15 000 à 30 000 morts en Éthiopie
- 1965 - plusieurs milliers de cas causant plusieurs centaines de morts au Sénégal
- 1978 - 91 morts en Bolivie, Équateur, Brésil, Colombie, Pérou et Venezuela
- 1978 - 63 morts en Gambie
- 1978 - 40 morts au Ghana
Épidémiologie
La maladie est provoquée par un arbovirus de la famille Flaviviridae (qui comprend également la dengue, l'encéphalite de Saint Louis et le virus du Nil occidental). C'est un des plus petits virus s'attaquant à l'ARN que l'on ait réussi à isoler chez l'homme.
Les moustiques sont le vecteur principal de la maladie par transmission des singes à l'homme et par transmission d'homme à homme. Les moustiques impliqués sont Aedes simpsoni, Aedes africanus, et Aedes aegypti en Afrique, ainsi que les Haemagogus et Sabethes. Il y a une différence entre les symptômes de la maladie dans des secteurs ruraux et dans les villes. Les symptômes de la maladie dans les villes et chez les personnes d'origine étrangère sont habituellement plus sérieux.
Physiopathologie
- Piqûre Aedes => VIRUS => sang
- Multiplication dans ganglions => sang
- Foie, rate, reins
Diagnostic
Après une période d'incubation de 3 à 6 jours, les symptômes typiques qui apparaissent sont la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et des douleurs dans le dos. La langue rouge, le visage livide et le rougissement des yeux peuvent également être des symptômes de la maladie. Dans certains cas, des organes internes tels que le foie, les reins et le cœur peuvent être touchés. Il peut y avoir une hémorragie du tube digestif : le sujet vomit alors du sang.
Prise en charge
Il n'existe pas de traitement, c'est pourquoi la vaccination préventive est si importante. On ne sait que traiter les symptômes de la maladie et soutenir le patient, en particulier en le réhydratant. Des actions plus lourdes sont nécessaires pour les cas les plus graves, comme des transfusions sanguines ou des dialyses.
Évolution et complications
La maladie est parfois compliquée par un ictère dû à une défaillance du foie et/ou une insuffisance rénale causée par une protéinurie. Si la maladie progresse, le sujet délire et tombe dans le coma. L'hypotension et la déshydratation sont également courantes. La mortalité de cette maladie se situe autour 5%. La mort survient 6 à 7 jours après le début de l'incubation.
Prévention
Un vaccin contre la fièvre jaune a été développé : il procure une immunité de dix ans et protège efficacement les personnes voyageant dans les secteurs affectés par la maladie tout en étant un moyen de contrôler l'expansion de la maladie. Les insecticides, les vêtements de protection et l'installation de moustiquaires sur les maisons sont des mesures individuelles utiles, mais pas toujours suffisantes, contre cette maladie. Des campagnes d'éradication des moustiques dans les zones touchées font également baisser le nombre de cas.
Dans beaucoup de pays, les personnes qui ont visité dans les six derniers mois des pays touchés pas la fièvre jaune et qui n'ont pas de preuve matérielle de la vaccination sont susceptibles d'être placées en quarantaine jusqu'à ce qu'on ait pu vérifier qu'elles ne sont pas porteuses de la maladie.
Déclaration obligatoire
En France et en Belgique, cette maladie est sur la liste des Maladies infectieuses à déclaration obligatoire
Catégorie:Maladie virale
ja:黄熱
ms:Demam kuning dewasa
Cytomégalovirus
Le cytomégalovirus est un virus responsable d'infection passant le plus souvent inaperçue. Son caractère pathogène survient surtout chez des patients dont les défenses immunitaires sont faibles : traités par immunodépresseur, atteints par le Sida, fœtus. Une infection à cytomégalovirus chez la femme enceinte peut provoquer des lésions chez le fœtus. Il s'agit de l'infection fœtale congénitale la plus fréquente dans les pays développés.
Le virus
Le cytomégalovirus appartient à la famille des herpesvirus qui comprend : virus de l'herpès simplex, le virus d'Epstein-Barr et le virus de la varicelle-zoster. Cette famille de virus est caractérisée par sa capacité à produire des infections latentes et persistantes.
Épidémiologie
L'homme est le seul réservoir de ce virus et sa transmission se fait par contact car c'est un virus très fragile. Ce virus se transmet par toutes les sécrétions corporelles : salive, sang, sperme, larmes, lait maternel, sécrétions du vagin et du col de l'utérus. Cette infection a une répartition mondiale sans rythme saisonnier.
Cytomégalovirus et grossesse
Introduction
Entre 0,3% et 2,4% des femmes enceintes contractent cette maladie au cours de la grossesse. La moitié des fœtus de ces femmes seront atteints par le virus.
- 10% de ces fœtus auront des manifestations cliniques et/ou échographiques de l'infection avec des séquelles graves (microcéphalie, dilatation des ventricules du cerveau, atteintes oculaires) ;
- 10% des fœtus ne présentant aucun signe clinique ou échographique développeront au bout de quelques années une surdité.
Primo-infection maternelle
Conséquence d'une primo-infection maternelle chez le fœtus
Les atteintes caractéristiques du CMV au niveau du fœtus sont
Signes échographiques
# Microcéphalie
# Dilatation des ventricules latéraux du cerveau
# Retard de croissance intra utérin
# Hyperéchogénicité des intestins
À la naissance
Conséquence d'une réinfection maternelle chez le fœtus
Diagnostic
Méthode indirecte
- Se base sur la présence d'anticorps dans le sang de la mère
Cette méthode n'a en pratique que peu d'intérêt pour le diagnostic positif d'une infection à cytomégalovirus.
#Les tests commerciaux ont parfois une sensibilité faible
# La classique distinction entre IgG (Immunoglobuline de type G) et IgM (Immunoglobuline de type M) ne résiste pas à la pratique : de nombreuses femmes gardent des années les IgM ; impossibilité de diagnostiquer les réinfestations. Et 70% des primo-infections n'ont pas d'IgM
# La recherche d'avidité des immunoglobulines permet de distinguer les infections des réinfestations
- Son seul intérêt est d'éliminer une infection à cytomégalovirus quand le séro-diagnostic est négatif.
Méthode directe
Cette méthode nécessite de receuillir du liquide amniotique au cours d'une amniocentèse
- Mise en évidence par culture du virus
# Technique de référence mais la fragilité du virus rend parfois difficile sa réalisation
# Demande un à trois semaines
# Très sprécifique (100%) mais de sensibilité moyenne (50%)
# La technique dite de culture rapide augmente la sensibilité
- Mise en évidence des antigènes viraux : pp65
- Mise en évidence par amplification génique ou PCR du virus
Méthode de référence pour le diagnostic de l'atteinte foetale par le virus
Traitement
Il n'existe aucun traitement disponible pour diminuer le risque d'atteinte fœtale.
Lorsque le diagnostic d'infections foetales à CMV est posé sur des critères échographiques et recherche de cytomégalovirus par PCR, il est possible de pratiquer une interruption médicale de grossesse
Prévention
- Aucun vaccin n'est disponible.
- La prévention n'est possible que chez les femmes enceintes séro-négatives. Les précautions contraignantes suivantes permettent de réduire le risque :
#éviction professionnelle des femmes séro-négatives si elles s'occupent d'enfants en bas âge ;
#fréquents lavages des mains ;
#port de gants en latex pour éviter le contact avec des liquides corporels ou des objets souillés par ces liquides ;
#ne pas donner de baiser sur la bouche (même à ses propres enfants) ;
#lavez à grande eau son pot, tous les jours soit avec des gants, soit par une autre personne avec de l'eau bouillante ou un désinfectant.
#pendant son repas, utilisez des couverts séparés pour vous et pour votre enfant. Ne goutez jamais ses repas avec sa cuiller. Ne goutez jamais son biberon.
#ne prenez pas de bain avec votre enfant
#en cas de transfusion d'une femme enceinte, faire une transfusion avec du sang déleucocyté ou CMV négatif ;
#rapports sexuels avec préservatifs, même chez un couple stable.
Dépistage de l'infection à CMV chez la femme enceinte
Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français considère qu’en l’état actuel des connaissances, une politique de dépistage systématique du CMV au cours de la grossesse n’est pas justifiée par des bénéfices démontrés et qu’elle aurait sans doute des conséquences néfastes.
Aucun pays au monde ne pratique le dépistage systématique de l'infection à CMV chez la femme enceinte car
- 80 % des fœtus des femmes infectées n'auront aucune séquelle
- La sérologie est d'interprétation délicate voire impossible en cas de réinfestation
- Aucun traitement n'est disponible
Cytomégalovirus et SIDA
Introduction
Cytomégalovirus et Personnes sous immunodépresseurs
Références
Bibliographie
- Les virus transmissibles de la mère à l'enfant sous la direction scientifique de François Denis John Libbey Eurotext
Lien internet
Catégorie:Médecine fœtale
Catégorie:Maladie virale
ja:サイトメガロウイルス
RotavirusLes Rotavirus appartiennent à la famille des Reoviridae. Ce sont des virus non enveloppés de structure icosaédrique et à ARN double brin. En microscopie électronique les virions de 60 à 80 nm de diamètre ont l'aspect d'une roue, d'où leur nom. Leur génome est constitué de 11 segments codant 12 protéines. Six groupes antigéniques ont été identifiés dont trois (A, B et C) infectent les humains.
Pathogénicité
Les rotavirus sont la principale cause de gastro-entérites chez les jeunes enfants. L'infection est souvent asymptomatique chez l'adulte. La voie de transmission est oro-fécale.
Après une incubation de quelques heures à quelques jours, des selles fréquentes et liquides apparaissent soudainement. La fièvre, généralement peu élevée, s'accompagne parfois de vomissements, surtout chez les nourrissons. La guérison survient après 4 à 7 jours.
Diagnostic
La recherche d'antigènes viraux se fait le plus souvent par la technique ELISA (de l'anglais « Enzyme-Linked Immunosorbent Assay »). La technique de référence consiste à rechercher les particules virales en microscopie électronique.
Traitement
Il n'existe pas de traitement spécifique. Le traitement symptomatique vise à éviter la deshydratation.
Vaccin
Un premier vaccin oral anti-rotavirus a été breveté en août 1998 et a permis l’administration d’environ 1,5 millions de doses avant l’interruption de sa commercialisation suite à une recommandation du CDC à Atlanta. Quelques cas d’occlusions intestinales fatales avaient été associées à la vaccination anti-rotavirus. Ce vaccin a été élaboré à partir d’une souche de rotavirus du singe Rhésus recombinée par co-infection, avec trois souches de rotavirus humain. Les rotavirus sélectionnés pour l’élaboration du vaccin possèdent 10 gènes du rotavirus de singe rhésus et un gène d’une des trois souches de rotavirus humain codant la protéine VP7. Ce vaccin est efficace contre les 3 sérotypes de rotavirus humain.
Depuis 2004, un nouveau vaccin qui ne montre plus d'occlusions intestinales fatales est commercialisé.
liens
- [http://www.phac-aspc.gc.ca/msds-ftss/msds86f.html Fiche technique de l'Agence de Santé Publique du Canada]
- [http://www.vaccinealliance.org/Resources_Documents/Immunization_Focus/Download/052000_fr_art_spec.php Enjeux entourant la vaccination anti-rotavirus]
Catégorie:Virus
ja:ロタウイルス
Maladie infectieuseLes maladies infectieuses sont des maladies qui se définissent par leur vecteur : virus, bactérie, parasite, mycose ou prion.
Elles sont susceptibles d’affecter n’importe quel organisme vivant (animal ou végétal). Leur mode de transmission est variable et dépend de leur réservoir (humain, animal, environnemental). Elles sont plus ou moins contagieuses.
Pour exemple, le tétanos est une affection causée par Clostridium tetanii, une bactérie qui se trouve dans la terre. Il n’y a pas de transmission interhumaine, l’infection se produit si la bactérie entre dans l’organisme par une plaie souillée. Un vaccin existe contre cette affection et est obligatoire en France pour tous les enfants d’âge scolaire.
Autre exemple, le paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium falciparum (il existe d’autres Plasmodii), transmis d’homme à homme par l’intermédiaire d’un moustique, l’anophèle. Le réservoir du parasite est humain mais il n’y a pas de transmission interhumaine. Il n’existe pas de vaccin.
La tuberculose se transmet d’homme à homme par mécanisme aéroporté : le réservoir est humain et c’est une maladie contagieuse.
Les maladies sexuellement transmissibles (MST) se transmettent à l’occasion de rapports sexuels.
Terminologie
L' infection est le terme désignant soit une maladie infectieuse en général, soit la contamination par un germe.
La contamination est la pénétration du germe dans un organisme.
L' infectiologie est la branche de la médecine concernant les maladies infectieuses. Le médecin spécialiste est un infectiologue. Suivant le type de germe, on parle également de bactériologie, de virologie, de parasitologie.
Un sepsis est un infection grave. L'adjectif septique se rapporte à un organisme ou un objet contaminé par un germe (fosse septique par exemple). Une septicémie est la contamination grave et durable (sans traitement) du sang par un germe. Une bactériémie est une contamination transitoire du sang par un germe.
Lorsque les cas se multiplient dans un lieu et une période limitée, on parle d’épidémie. Si la diffusion est beaucoup plus généralisée, on parle alors de pandémie.
Lorsque l' épidémie concerne le milieu animal, on parle d'épizootie.
Lorsque le germe se transmet de l’animal à l’homme on parle d’anthropozoonose ou plus simplement de zoonose.
Le contage désigne la contamination par le germe.
La période d’incubation est le délai entre le contage et la première manifestation de la maladie. Le malade peut être contagieux durant ce temps.
La période de contagion est le temps pendant lequel le patient excrète le germe et peut le transmettre. Elle dépend de chaque maladie infectieuse.
Les infections nosocomiales sont des infections attrapées à l’hôpital. Elles sont particulièrement complexes et dangereuses car elles surviennent chez des sujets affaiblis et concernent souvent des germes résistants aux antibiotiques. Il s’agit d’un problème de santé publique majeur.
Les statistiques
Dans le monde, les maladies infectieuses sont responsables de 17 millions de décès par an, ce qui représente un tiers de la mortalité. Elles représentent 43 % des décès dans les pays en voie de développement, contre 1 % dans les pays industrialisés.
Les six maladies suivantes représentent 90 % des décès par maladies infectieuses dans le monde [http://www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/malinfectieuses/monde.htm].
Note
# liés dans un grand nombre de cas au sida
En France, les maladies infectieuses la troisième cause de mortalité, dont
Notons également que certaines infections sont aussi à l’origine de maladies inflammatoires chroniques (telles que l’asthme) et de cancers.
Prévention
La prévention des maladies infectieuses s’articule en trois volets : éviter l’infection, renforcer les défenses immunitaires et prendre des traitements préventifs (prophylaxie) en cas de risque d’exposition.
Éviter l’infection
La maladie infectieuse est provoquée par la pénétration dans l’organisme d’une bactérie ou d’un virus. La première précaution consiste donc à « fermer les portes d’entrée », à savoir :
- les voies respiratoires : mettre la main devant sa bouche lorsque l’on éternue ou tousse pour éviter de contaminer l’entourage ; porter un masque facial lorsque l’on rencontre des personnes fragilisées (par exemple dans certaines zones des milieux hospitaliers) ou porteuses de virus très contagieux (comme le sras) ; pour la ventilation artificielle, utiliser un filtre anti-bactérien ;
- les voie digestives : se laver les mains avant de manger ou de préparer un repas, ou après une exposition à des liquides biologiques (par exemple en sortant des toilettes), voire les désinfecter lorsqu’il s’agit de liquides d’une autre personne (par exemple accident d'exposition au sang) ; porter des gants fins (latex, ou pour les personnes allergiques en PVC ou nitrile) lorsque qu’une telle exposition est probable ;
- effraction cutanée : toute plaie grave devra être montrée à un médecin qui prendra les mesures nécessaires ; toute plaie simple doit être nettoyée, ou mieux désinfectée (voir l’article bobologie) ; mais la première précaution est bien sûr d’éviter de se faire une plaie, en respectant les règles de sécurité de certaines activités et en portant des protections adaptées (gants de travail...) ;
- voie oculaire : éviter de se frotter les yeux et se laver les mains avant au cas où cela arriverait ; en cas de risque d’exposition à des liquides biologiques, porter des lunettes de protection ;
- sexualité utiliser un préservatif pour réduire les risques de transmission des maladies sexuellement transmissibles.
Si le port de gants fins est recommandé en cas de risque d’exposition à des liquides biologiques ou chimiques, il est déconseillé pour les activités courantes : en effet, la peau est alors dans une atmosphère chaude et humide propice au développement de germes, et par ailleurs, il vaut mieux des mains propres que des gants sales. Notons qu’au bout d’une vingtaine de minutes, les gants deviennent poreux.
Il faut aussi éviter le développement de germes sur le corps et dans l’habitation, en ayant une hygiène suffisante :
- hygiène corporelle : se laver, se brosser les dents
- hygiène ménagère : avoir un réfrigérateur créant un froid suffisant, décongelé et nettoyé régulièrement, stocker les ordures dans des poubelles dédiées et ramassées régulièrement par les services municipaux, évacuation des eaux usagées vers une fosse septique vidangée régulièrement ou vers les égouts, rangement et nettoyage de l’habitation, aération pour éviter les pollutions intérieures (acariens, composés organiques volatils) et donc les allergies et les maladies respiratoires.
Les collectivités territoriales jouent un rôle important en ce qui concerne l’hygiène collective, avec la gestion des eaux pour fournir de l’eau potable, l’organisation de la collecte et du traitement des ordures, l’équarrissage des cadavres d’animaux et la police des funérailles et des lieux de sépulture (condition de transport et de conservation des corps avant crémation ou inhumation, gestion des cimetières et crématoriums).
Renforcer les défenses immunitaires
La première mesure consiste à avoir une bonne hygiène de vie : alimentation saine, exercice physique régulier, sommeil suffisant, éviter les comportements à risque (cigarette, excès d’alcool), ce qui permet d’avoir un meilleur état de santé général donc de mieux résister aux infections.
Par ailleurs, il convient de respecter les vaccinations préventives obligatoires, ou recommandées comme la vaccination des personnes âgées contre la grippe.
Il faut aussi prendre précautionneusement les médicaments prescrits par un médecin, en lisant systématiquement les notice accompagnatrices, riches en informations (effets secondaires, interactions avec d’autres médicaments, recommandations...) et ne pas hésiter à questionner le médecin ou le pharmacien en cas de doute. Les effets peuvent ne pas être immédiats, et il faut continuer le traitement jusqu’à la fin même en cas d’amélioration et disparition des symptômes, notamment dans le cas des antibiotiques : la disparition des symtômes signifie la diminution du nombre de germes, mais pas leur disparition, si l’on interrompt le traitement trop tôt, ceux-ci peuvent se redévelopper, et devenir résistants à l’antibiotique.
Il ne faut pas non plus s’étonner si le médecin ne prescrit pas d’antibiotique : ceux-ci ne sont pas efficaces contre les maladies virales.
Traitement préventif
Les mesures d’hygiènes simples sont les meilleurs traitement préventifs : lavage des mains, pour éviter la transmission des infections alimentaires, main devant la bouche lorsqu’on éternue...
Lors de certaines activités, il peut être nécessaire de prendre prendre des médicaments à titre préventif, comme les médicaments contre le paludisme lors d’un voyage dans un pays impaludé.
La détection précoce d’une maladie permet de démarrer son traitement plus tôt et donc de réduire la mortalité ; il est recommmandé de faire au moins une visite médicale par an. En cas de doute sur une infection (par exemple plaie souillée, accident d’exposition au sang, rapport sexuel non protégé), le médecin pourra mettre en place un traitement préventif qui pour diminuer les risques de développement d’une maladie. Pour les maladies sexuellement transmissibles, il existe en France des centres anonymes et gratuits de dépistage.
Dans certaines maladies, il faut isoler le patient pour éviter la dissémination du germe : ainsi, lors d’une varicelle, l’enfant ne doit pas aller à l’école pendant 15 jours à partir de la première éruption. Il s’agit de léviction scolaire.
La prévention hospitalière des infections nosoconiales est un sujet complexe. Elle repose essentiellement sur l’hygiène des soignants et des soignés (lavage des mains), sur l’isolement des patients porteurs de germes résistants aux antibiotiques, mais aussi sur une antibiothérapie ciblée et adaptée.
Infectiologues célébres
Antoine van Leeuwenhoek (1632-1723) voit pour la première fois des agents bactérien en microscopie.
Louis Pasteur permet le rapprochement entre maladie et agents infectieux. Première vaccination contre la rage.
Robert Koch
Jonas Salk et Albert Sabin assure le developpement de la vaccination anti-polio.
Voir aussi
- Liste de maladies infectieuses
Liens externes
- [http://www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/malinfectieuses/monde.htm Maladies infectieuses : la situation actuelle dans le monde], sur le site de l'Institut Pasteur
- [http://www.math-info.univ-paris5.fr/~ycart/mst/mst02/Albera_Dakowski/accueil.html Mortalité par maladies infectieuses en France]
- [http://www.acdi-cida.gc.ca/cida_ind.nsf/0/f4cd5d4d174e3cce85256870000adbbb?OpenDocument Les maladies infectieuses dans les pays en voie de développement], une page de l'[http://www.acdi-cida.gc.ca/ Agence canadienne du développement international] (ACDI)
- [http://usinfo.state.gov/journals/itgic/1196/ijgf/ijgf1196.htm Les maladies infectieuses : le monde se bat], sur le site de l'[http://usinfo.state.gov/ International information program] étatsunien (en français)
- [http://www.infectiologie.com/ Infectiologie.com]
- catégorie:hygiène
ja:感染症
simple:Infectious disease
Virus informatique als:Computervirus ko:컴퓨터 바이러스 ja:コンピュータウイルス th:ไวรัสคอมพิวเตอร์
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- Pour le magazine informatique de publication française, consulter l'article Le Virus informatique.
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Un virus informatique est un logiciel malveillant écrit dans le but de se dupliquer sur d'autres ordinateurs. Il peut aussi avoir comme effet, recherché ou non, de nuire en perturbant plus ou moins gravement le fonctionnement de l'ordinateur infecté. Il peut se répandre à travers tout moyen d'échange de données numériques comme l'Internet, mais aussi les disquettes, les cédéroms, les clefs USB etc.
Son appellation provient d'une analogie avec le virus biologique puisqu'il présente des similitudes dans sa manière de se propager et de se reproduire. On attribue le terme de « virus informatique » à l'informaticien et spécialiste en biologie moléculaire Leonard Adleman (Fred Cohen, Experiments with Computer Viruses, 1984).
Le nombre total de virus couverts par Sophos s’élève à 93 875 (tous types confondus, en août 2004) d'après Mag-securs ([http://www.mag-securs.com/article.php3?id_article=1208]). Ce chiffre n'est qu'une approximation grossière du nombre réel de virus en circulation, chaque éditeur d'antivirus ayant intérêt à « gonfler » la réalité, d'autant plus que sur tous les virus identifiés, très peu atteignent le stade de la diffusion massive sur les réseaux. La très grande majorité concerne la plate-forme Windows. Le reste est essentiellement destiné à des systèmes d'exploitation qui ne sont plus distribués depuis quelques années (comme Mac OS 9 et ses prédécesseurs).
Les virus font souvent l'objet de fausses alertes que la rumeur propage, encombrant les messageries. Certaines d'entre elles, jouant sur l'ignorance en informatique des utilisateurs, leur font parfois détruire des éléments de système d'exploitation totalement sains.
Les différents types de virus
- Le virus classique est un morceau de programme, souvent écrit en assembleur, qui s'intègre dans un programme normal (ou dans le Master Boot Record dans le cas d'un virus de boot), le plus souvent à la fin, mais aussi au début ou même au milieu. Chaque fois que l'utilisateur exécute ce programme « infecté » il active le virus qui en profite pour aller s'intégrer dans d'autres programmes exécutables. De plus, lorsqu'il contient une charge virale, il peut après un certain laps de temps (qui peut être très long) ou un évènement particulier, corrompre des fonctions du système de l'ordinateur ou des fichiers de l'utilisateur. Cela peut aller d'un simple message anodin à la destruction complète de toutes les données de l'ordinateur. On parle dans ce cas de bombe logique ou de charge utile.
- Les macro-virus qui s'attaquent aux macros de logiciels de la suite Microsoft Office (Word, Excel, etc.) grâce au VBA de Microsoft. Par exemple, en s'intégrant dans le modèle normal.dot de Word, un virus peut être activé à chaque fois que l'utilisateur lance ce programme.
- Les virus de boot
D'autres menaces existent en informatique, s'en distinguant souvent par l'absence de système de reproduction caractéristique des virus : le terme logiciel malveillant est dans ce cas plus approprié.
Caractéristiques
- la résidence : dès son exécution, le virus s'extrait de son hôte et va se loger dans la mémoire vive où il prend le contrôle de la machine ;
- la cryptographie : à chaque réplication, le virus est chiffré (afin de dissimuler les instructions qui, si elles s'y trouvaient en clair, révéleraient la présence de ce virus ou pourraient indiquer la présence de code suspect);
- la furtivité : le virus « trompe » le système d'exploitation (et par conséquent les logiciels antivirus) sur l'état des fichiers infectés ;
- le polymorphisme : le virus est chiffré et la routine de déchiffrement est capable de changer certaines de ses instructions au fil des réplications afin de rendre plus difficile la détection par les antivirus.
- le métamorphisme : contrairement au chiffrement simple et au polymorphisme, où le corps du virus ne change pas et est simplement chiffré, le métamorphisme permet au virus de modifier sa structure même et les instructions qui le composent
Les logiciels antivirus
Les antivirus sont des logiciels capables de détecter des virus, détruire, mettre en quarantaine et parfois de réparer les fichiers infectés sans les endommager. Ils utilisent pour cela de nombreuses techniques, parmi lesquelles :
- la reconnaissance de séquences d'octets caractéristiques (signatures) d'un virus particulier ;
- la détection d'instructions suspectes dans le code d'un programme (analyse heuristique);
- la création de listes de renseignements sur tous les fichiers du système, en vue de détecter d'éventuelles modifications ultérieures de ces fichiers par un virus ;
- la détection d'ordres suspects ;
- la surveillance des lecteurs de support amovible : disquettes, Zip, CD-ROM, ...
Virologie
Le terme virus informatique a été créé par analogie avec le virus en biologie : un virus informatique utilise son hôte (l'ordinateur qu'il infecte) pour se reproduire et se transmettre à d'autres ordinateurs.
Comme pour les virus biologiques, où la diversité génétique ralentit les chances de croissance d'un virus, en informatique ce sont les systèmes les plus répandus qui sont le plus atteints par les virus : (Microsoft Windows, Microsoft Office, Microsoft Outlook, Microsoft Internet Explorer et Microsoft Internet Information Server). Les versions professionnelles de Windows (NT/2000/XP pro) permettant de gérer les droits de manière professionnelle ne sont pas malheureusement immunisés contre ces envahisseurs furtifs.
Le facteur le plus important de la multiplication des virus sous Microsoft Windows est sa grande popularité, ce qui en fait une cible de choix pour les créateurs de virus. De plus, l'ouverture par défaut de ports réseau, non indispensables au fonctionnement standard, mais réclamés par le système de mise à jour automatique et d'autres fonctionnalités très peu documentées. La possibilité d'exécuter automatiquement des scripts dans les courriels sans contrôle est une autre source d'infection.
La démocratisation de l'accès à Internet a été un facteur majeur dans la rapidité de propagation à grande échelle des virus les plus récents. Ceci est notamment dû à la faculté des virus de s'approprier des adresses de courriel présentes sur la machine infectée (dans le carnet d'adresses mais aussi dans les messages reçus ou dans les archives de pages web visitées ou de messages de groupes de discussions).
De même, l'interconnexion des ordinateurs en réseaux locaux a amplifié la faculté de propagation des virus qui trouvent de cette manière plus de cibles potentielles.
Cependant, des systèmes à diffusion plus restreinte ne sont pas touchés proportionnellement. La majorité de ses systèmes, en tant que variantes de l'architecture UNIX | | |