Compression de données ko:데이터 압축 ja:データ圧縮 simple:Data compression th:การบีบอัดข้อมูล
Compression de donnees Catégorie:Format de données numériques
On peut classifier les méthodes de compressions en deux types, compression avec perte -- également dite non conservative -- et compression sans perte.
Compression sans perte
La compression est dite sans perte lorsqu'il n'y aucune perte de données sur l'information d'origine. Il y a autant d'information après la compression qu'avant, elle est seulement réécrite d'une manière plus concise (c'est par exemple le cas de la compression gzip). La compression sans perte est dite aussi compactage.
L'information à compresser est vue comme la sortie d'une source de symboles qui produit des textes finis selon certaines règles. Le but est de réduire la taille moyenne des textes obtenus après la compression tout en ayant la possibilité de retrouver exactement le message d'origine (on trouve aussi la dénomination codage de source en opposition au codage de canal qui désigne le codage correcteurs d'erreurs).
Les formats de fichier de compression sans perte les plus courants sont :
- bz, bz2
- rar
- Z (sur stations sun)
- zoo
- zip
- gzip, gz (qui est en fait un fichier zip à une seule entrée).
- lzh
- arj
- arc
- 7z
- ace
Les standards ouverts les plus courants sont décrits dans plusieurs RFCs :
- RFC 1950 (ZLIB, flux de données compressées)
- RFC 1951 (système de compression par blocs « DEFLATE », utilisé par zip et gz)
- RFC 1952 (format de fichier compressé GZIP)
Codage Huffman
L'idée qui préside au codage de Huffman est voisine de celle utilisée dans le code Morse : coder ce qui est fréquent sur peu de place, et coder en revanche sur des séquences plus longues ce qui revient rarement. En morse le e, lettre très fréquente, était codé par un simple point, le plus bref de tous les signes.
L'originalité de David A. Huffman est qu'il fournit un procédé d'agrégation objectif permettant de constituer son code dès lors qu'on possède les statistiques d'utilisation de chaque caractère.
Le Macintosh d'Apple Computer codait les textes dans un système inspiré de Huffman : les 15 lettres les plus fréquentes (dans la langue utilisée) étaient codées sur 4 bits, et la 16 combinaison était un code d'échappement indiquant que la lettre était codée en ASCII sur les 8 bits suivants. Ce système permettait une compression des textes voisine en moyenne de 30% à une époque où la mémoire était extrêmement chère par rapport aux prix actuels (compter un facteur 1000).
Codage RLE
Les lettres RLE signifient Run-length encoding. Il s'agit d'un mode de compression parmi les plus simples : toute suite de bits ou de caractères identiques est remplacée par un couple (nombre d'occurrences ; bit ou caractère répété).
Lempel-Ziv-Welch (LZW)
La compression Lempel-Ziv-Welch est dite de type dictionnaire. Elle est basée sur le fait que des successions de caractères se retrouvent plus souvent que d'autres et qu'on peut donc les remplacer par un nouveau caractère.
Le dictionnaire est construit dynamiquement d'après les caractères rencontrés.
Voir l'article Lempel-Ziv-Welch
Il s'agit d'un mode de réorganisation des données et non un mode de compression, par contre il tend à regrouper les caractères identiques ensemble, ce qui fait qu'une compression adéquate appliquée aux données produites permet souvent une compression très efficace.
Compression CCITT
C'est une compression d'images utilisée pour le fax. Elle peut être de type RLE (on code les suites de pixels blancs et de pixels noirs) ou bidirectionnelle (on déduit une ligne de la précédente). Il existe plusieurs types de compressions ("groupe") suivant l'algorithme utilisé et le nombre de couleurs du document (monochrome, niveau de gris, couleur).
Compression avec pertes
Utilisée pour compresser des photos, des bandes musicales, des films, ...
Cette technique est fondée sur une idée simple : seul un sous-ensemble très faible de toutes les images possibles (à savoir celles que l'on obtiendrait par exemple en tirant les valeurs de chaque pixel par un générateur aléatoire) possède un caractère exploitable et informatif pour l'œil. Ce sont donc ces images-là qu'on va s'attacher à coder de façon courte. Dans la pratique, l'œil a besoin pour identifier des zones qu'il existe des corrélations entre pixels voisins, c'est-à-dire qu'il existe de zones contiguës de couleurs voisines. Les programmes de compression s'attachent à découvrir ces zones et à les coder de la façon aussi compacte que possible. Le JPEG 2000, par exemple, arrive typiquement à coder des images photographiques sur 1 bit par pixel sans perte visible de qualité sur un écran, soit une compression d'un facteur 24 à 1.
De même, seul un sous-ensemble très faible de sons possibles est exploitable par l'oreille, qui a besoin de régularités engendrant elles-mêmes une redondance (coder avec fidélité un bruit de souffle n'aurait pas grand intérêt). Un codage éliminant cette redondance et la restituant à l'arrivée reste donc acceptable, même si le son restitué n'est pas en tout point identique au son d'origine.
Une compression avec pertes suivie de décompression déjoue également les risques de stéganographie.
Il y a moins d'information après la compression qu'avant, l'information
retranchée étant sélectionnée d'après des critères fixés selon le type de données traitées.
La compression d'une
image en format jpeg est un exemple de compression avec perte. Puisque
l'œil ne perçoit pas nécessairement tous les détails d'une image, il
est possible de retrancher des données, dans l'espace des fréquences,
de telle sorte que le résultat soit
très ressemblant à l'original, voire pareil, pour l'œil. Le tout est de
savoir quelles données retrancher. L'image finale n'étant pas, numériquement
parlant, identique à l'image initiale, il s'agit d'une compression avec perte.
On peux distinguer trois grandes familles de compression avec perte :
- Compression basée sur une version numérique de la transformée de Fourier la DCT (compression JPEG)
- Compression basée sur la transformée en ondelette discrète utilisée dans le format JPEG 2000 (compression par ondelettes)
- Compression basée sur la récurrence fractale de motifs (Compression fractale)
Récapitulatif
|----- bgcolor="#33ee33"
| rowspan="2" |Domaines || colspan="3" | sans pertes
| colspan="3" | avec pertes
|----- bgcolor="#aaaaaa"
| Huffmann || Dictionnaire || Autre || DCT || Ondelette || Autre
|-----
| Général binaires/données ||
| 7z, LZW, Z, gzip, bzip2, zip
| RLE (Run-Length Encoding) || ||
|
|-----
| Audio || || || FLAC, Wavpack
| MP3, Ogg Vorbis, Speex
| ||
|-----
| Image ||
| GIF, PNG
| PCX (RLE), ILBM? (ou IFF), IMG?, CCITT
| JPEG || JPEG2000, SPIHT ||
|-----
| Vidéo || ||
| || MJPEG, MPEG, MPEG-2?
| MJPEG2000 || MPEG-4?
|{
Catégorie:Format de données numériquesCatégorie:Normes et standards informatiques
ja:Category:ファイルフォーマット
ko:분류:파일 포맷
th:Category:รูปแบบไฟล์
GzipGzip, pour GNU zip, est un logiciel libre, utilitaire de compression, qui a été créé pour remplacer le programme compress d'Unix.
Gzip est basé sur l'algorithme deflate, qui est une combinaison des algorithmes LZ77 et Huffman. 'Deflate' a été développé en réponse à des problèmes de brevet couvrant LZW et autres algorithmes de compression, limitant ainsi les utilisations possibles de compress et autres programmes d'archivage populaires.
De manière à simplifier les développements de logiciels utilisant la compression, la bibliothèque zlib a été créée. Elle supporte le format de fichier gzip et l'algorithme de compression deflate. Cette bibliothèque est très largement utilisée, grâce à sa taille réduite, son efficacité et sa souplesse d'utilisation. Gzip comme zlib ont été écrits par Jean-Loup Gailly et Mark Adler. Depuis la fin des années 90, bzip2 prend le relais puisqu'il produit des fichiers considérablement plus petits.
Le format de donnée compressée zlib, l'algorithme deflate et le format de fichier compressé Gzip ont été standardisés avec les RFC 1950, RFC 1951 et RFC 1952.
L'extension usuelle des fichiers « gzipé » est « .gz ». Les logiciels UNIX sont souvent distribués avec des fichiers terminés par .tar.gz ou .tgz, appelés tarball. Ce sont des fichiers archivés avec tar et ensuite compressés avec gzip. Ils peuvent être décompressés avec gzip -d file.tar.gz ou décompactés avec tar xzf file.tar.gz. De nos jours, de plus en plus de logiciels sont distribués à la place en archives .tar.bz2 parce que bzip2 permet de meilleurs taux de compression que gzip, et ce malgré un temps de compression plus long.
AdvanceCOMP implémente une compression deflate au format gzip qui fournit des taux de compressions encore meilleurs que gzip.
Liens externes
- [http://www.gzip.org/ Site officiel]
- [http://www.gzip.org/index-f.html En français]
- [http://www.gnu.org/software/gzip/gzip.html Page sur gnu.org]
Catégorie:GNU
ja:Gzip
GzipGzip, pour GNU zip, est un logiciel libre, utilitaire de compression, qui a été créé pour remplacer le programme compress d'Unix.
Gzip est basé sur l'algorithme deflate, qui est une combinaison des algorithmes LZ77 et Huffman. 'Deflate' a été développé en réponse à des problèmes de brevet couvrant LZW et autres algorithmes de compression, limitant ainsi les utilisations possibles de compress et autres programmes d'archivage populaires.
De manière à simplifier les développements de logiciels utilisant la compression, la bibliothèque zlib a été créée. Elle supporte le format de fichier gzip et l'algorithme de compression deflate. Cette bibliothèque est très largement utilisée, grâce à sa taille réduite, son efficacité et sa souplesse d'utilisation. Gzip comme zlib ont été écrits par Jean-Loup Gailly et Mark Adler. Depuis la fin des années 90, bzip2 prend le relais puisqu'il produit des fichiers considérablement plus petits.
Le format de donnée compressée zlib, l'algorithme deflate et le format de fichier compressé Gzip ont été standardisés avec les RFC 1950, RFC 1951 et RFC 1952.
L'extension usuelle des fichiers « gzipé » est « .gz ». Les logiciels UNIX sont souvent distribués avec des fichiers terminés par .tar.gz ou .tgz, appelés tarball. Ce sont des fichiers archivés avec tar et ensuite compressés avec gzip. Ils peuvent être décompressés avec gzip -d file.tar.gz ou décompactés avec tar xzf file.tar.gz. De nos jours, de plus en plus de logiciels sont distribués à la place en archives .tar.bz2 parce que bzip2 permet de meilleurs taux de compression que gzip, et ce malgré un temps de compression plus long.
AdvanceCOMP implémente une compression deflate au format gzip qui fournit des taux de compressions encore meilleurs que gzip.
Liens externes
- [http://www.gzip.org/ Site officiel]
- [http://www.gzip.org/index-f.html En français]
- [http://www.gnu.org/software/gzip/gzip.html Page sur gnu.org]
Catégorie:GNU
ja:Gzip
Codage de Huffman Définition
Le codage de Huffman est un algorithme de compression qui fut mis au point en 1952 par David Huffman. C'est une compression de type statistique qui grâce à une méthode d'arbre que nous allons détailler plus loin permet de coder les octets revenant le plus fréquemment avec une séquence de bits beaucoup plus courte que d'ordinaire. Cet algorithme offre des taux de compression démontrés les meilleurs possible dans un codage de texte octet par octet. Pour aller plus loin, il faut passer par des méthodes plus complexes détectant et codant dynamiquement des séquences de plusieurs octets et tirant profit de cette redondance supplémentaire (Lempel-Ziv, etc.).
Voir également : MP3, bzip2..
Principe
Le principe du codage de Huffman repose sur la création d'un arbre composé de nœuds.
Supposons que la phrase à coder est « Wikipédia ». On recherche tout d'abord le nombre d'occurrences de chaque caractère (ici les caractères 'a', 'd', 'é', 'k', 'p' et 'w' sont représentés chacun une fois et le caractère 'i' trois fois). Chaque caractère constitue une des feuilles de l'arbre à laquelle on associe un poids valant son nombre d'occurrences.
Puis l'arbre est créé suivant un principe simple : on associe à chaque fois les deux nœuds de plus faibles poids pour donner un nœud dont le poids équivaut à la somme des poids de ses fils jusqu'à n'en avoir plus qu'un, la racine. On associe ensuite à chaque branche la plus faible d'un nœud le code 0 et la plus forte le code 1, comme sur le schéma suivant:
Image:arbre_huffman.png
Pour obtenir le code binaire de chaque caractère, on remonte l'arbre à partir de la racine jusqu'aux feuilles en rajoutant à chaque fois au code un 0 ou un 1 selon la branche suivie. Il est en effet nécessaire de partir de la racine pour obtenir les codes binaires car lors de la décompression, partir des feuilles entraînerait une confusion lors du décodage.
Ici, pour coder 'Wikipédia', nous obtenons donc en binaire : 101 11 011 11 100 010 001 11 000, soit 24 bits.
Il existe trois variantes de l'algorithme de Huffman, chacune d'elle définissant une méthode pour la création de l'arbre :
#statique : chaque octet a un code prédéfini par le logiciel. L'arbre n'a pas besoin d'être transmis, mais la compression ne peut s'effectuer que sur un seul type de fichier (ex: un texte en français, où les fréquences d'apparition du 'e' sont énormes; celui-ci aura donc un code très court, rappelant l'alphabet morse).
#semi-adaptatif : le fichier est d'abord lu, de manière à calculer les occurences de chaque octet, puis l'arbre est construit à partir des poids de chaque octet. Cet arbre restera le même jusqu'à la fin de la compression. Il sera nécessaire pour la décompression de transmettre l'arbre.
#adaptatif : c'est la méthode qui offre a priori les meilleurs taux de compression car l'arbre est construit de manière dynamique au fur et à mesure de la compression du flux. Cette méthode représente cependant le gros désavantage de devoir reconstruire l'arbre à chaque fois, ce qui implique un temps d'exécution énorme.
Anecdote
Les premiers Macintoshs de la société Apple Computer utilisaient un code inspiré de Huffman pour la représentation des textes : les 15 caractères les plus fréquents d'une langue étaient codés sur 4 bits, et la 16ème configuration servait de préfixe au codage des autres sur octet (ce qui faisait donc tantôt 4 bits, tantôt 12 bits par caractère, et n'observait plus de frontières d'octet). Cette méthode simple se révélait économiser 30% d'espace sur un texte moyen, à une époque où la mémoire vive restait encore un composant coûteux.
Catégorie:Format de données numériques
ja:ハフマン符号
ko:허프만 코딩
th:รหัสฮัฟแมน และ รหัสแชนนอน-ฟาโน
Code MorseL'alphabet morse, ou code morse, est un système représentant les lettres, nombres et signes de ponctuation à l'aide d'un code envoyé par intermittence. Il a été inventé en 1835 par Samuel Morse pour la télégraphie et est considéré comme le précurseur des communications numériques.
Le code peut être transporté via un signal radio permanent que l'on allume et éteint (onde continue), une impulsion électrique à travers un câble télégraphique, un signal mécanique ou visuel (flash lumineux). Deux types de code morse ont été utilisés, chacun avec leurs propres différences quant à la représentation des symboles de l'anglais écrit. Le code morse américain a été utilisé dans le système télégraphique à l'origine de la première télécommunication à longue distance. Le code morse international est le code le plus communément utilisé de nos jours.
Parallèlement au code morse, des codes commerciaux plus élaborés ont été créés codant des phrases complètes en un seul mot (groupe de 5 lettres). Les opérateurs de télégraphie conversaient alors en utilisant des mots tel que BYOXO (« Are you trying to crawl out of it ? »), LIOUY (« Why do you not answer my question? ») et AYYLU(« Not clearly coded, repeat more clearly. »). L'intention de ces codes était d'optimiser le coût des câbles. Les radioamateurs utilisent toujours des codes appelés Code Q et Code Z, ils étaient et sont utilisés par les opérateurs afin de s'échanger des informations sur la qualité du lien, les changements de fréquences et les télégrammes.
Le code morse international
C'est en 1838 que naquit l'alphabet « morse » que nous connaissons. Deux types d'impulsions sont utilisés. Les impulsions courtes (notées «. ») qui correspondent à une impulsion électrique de 1/25 de seconde et les longues (notées « - ») à une impulsion de 3/25 de seconde.
Le code morse international est toujours utilisé aujourd'hui (certaines parties du spectre radio sont toujours réservées aux seules transmission en morse). Utilisant un simple signal radio non modulé, il demande moins d'équipement pour envoyer et recevoir que d'autres formes de communications radio. Il peut être utilisé avec un bruit de fond important, un signal faible et demande peu de bande passante. Jusque dans les années 1990, pour obtenir la licence de radio amateur (de la FCC) il fallait être capable d'envoyer 5 mots encodés en morse par minute. La licence avec le plus de droits exigeait 20 mots par minute.
Les opérateurs radios militaires et radio amateurs entraînés peuvent comprendre et enregistrer jusqu'à 40 mots par minute.
Représentation et cadence
On utilise deux symboles appelés point et tiret ou ti et ta. La durée d'émission d'un tiret détermine la vitesse à laquelle le message est envoyé, elle est utilisée en tant que cadence de référence. Un message simple serait écrit :
- - - - --- - - - / -- --- - - - - -
C O D E (espace) M O R S E
Où « - » représente ta et « - » représente ti. Voici la cadence du même message (« = » signifie signal on, «. » signifie signal off, chacun ayant pour durée un ti) :
.=..=.........=.=...=................=..=
^ ^ ^ ^ ^
| ti ta | espace entre les mots
| espace entre les lettres
|
espace entre les symboles
Conventions de cadence :
Un ta est conventionnellement 3 fois plus long qu'un ti.
L'espacement entre les ti et ta dans une lettre ont la longueur d'un ti.
L'espacement entre les lettres d'un mot ont pour longueur un ta (3 ti).
L'espacement entre les mots est de 7 ti.
Les personnes familières du morse écriraient donc CODE MORSE ainsi :
- - - - --- - - - / -- --- - - - - -
Et le prononcerait:
tatitati tatata tatiti ti, tata tatata titati tititi ti.
Tables
Voici quelques tables récapitulant l'alphabet morse et quelques signes communément utilisés :
Les lettres:
Il existe un moyen mnémonique assez simple pour apprendre les 26 lettres de l'alphabet en Morse. Partant du principe que pour chaque lettre correspond un mot traduisant le codage morse et que celui-ci commence par la lettre en question.
Pour chaque syllabe du mot on a un ti ou un ta. Le ta sera représenté pour une syllabe à consonance « o » ou « on » et le ti pour toutes les autres syllabes.
On obtiendra ainsi:
Les nombres:
La ponctuation:
Codes spéciaux:
Une erreur fréquente est de considérer le code de détresse international comme la succession des lettres S O S et de l'envoyer en tant que tel (=.=.=........=.=.=). La bonne façon de l'envoyer est en enchaînant les 9 éléments comme s'ils formaient une seule lettre (=.=.=....=.=.=).
Extensions du code morse (liées à un langage ou une nation):
Voir aussi
Articles connexes
- Alphabet radio
- Chiffre Pollux
- Télégraphe
Sites internets
- [http://justlearnmorsecode.com Just Learn Morse Code]
- [http://lingvo.org/morso Morso pour l'espéranto]
Catégorie:Télécommunications
Morse
ja:モールス信号
Macintosh
Les Macintosh, ou Mac, sont des ordinateurs personnels fabriqués et commercialisés par la société Apple Computer depuis janvier 1984. Ils cohabitent sur le marché des ordinateurs personnels avec les PC.
Les premiers Macintosh ont tiré leur succès de leur interface graphique simple d’utilisation. Ils étaient construits sur les microprocesseurs de la famille 680x0 de Motorola. Les machines plus récentes emploient le PowerPC d’IBM et Motorola, et bientôt le Pentium de Intel. Ils sont aujourd’hui très utilisés par les professionnels de la vidéo numérique, de l’infographie, de la presse et de la musique.
Apple a récemment annoncé une transition vers une architecture à base de processeurs Intel.
Les Macintosh fonctionnent habituellement avec le système d’exploitation Mac OS, mais d’autres systèmes sont depuis peu utilisables, comme Linux ou FreeBSD.
Un cluster de Xserve G5 surnommé Big Mac a été l’un des supercalculateurs les plus puissants au monde (7e au top 500 [http://top500.org] de novembre 2004), et surtout celui offrant de loin le meilleur rapport coût/puissance.
Histoire
Le projet Macintosh
Le projet Macintosh naquit début 1979 avec Jef Raskin, qui envisagea un ordinateur facile à utiliser et peu cher pour le grand public. Ses idées furent répertoriées dans Le Livre du Macintosh.
En décembre 1979, Jef Raskin fut autorisé à lancer le projet Macintosh et se mit en particulier à la recherche d’un ingénieur qui soit capable de réaliser un premier prototype. Bill Atkinson, un membre du projet Lisa, lui présenta Burrell Smith, un technicien qui venait d’être recruté la même année. Selon certaines sources, Bill Atkinson aurait dit à Jef Raskin : « Jef, voici Burrell. Il est le gars qui va réaliser le Macintosh pour toi. »
Jef Raskin demanda à Burrel Smith de réaliser un ordinateur qui puisse être commercialisé à 500 $. Son premier prototype embarquait 64 Ko de mémoire, utilisait le peu puissant microprocesseur 6809E de Motorola, et avait un affichage de 256 par 256 pixels en noir et blanc. c’est alors que Bud Tribble, un programmeur sur le Macintosh, eut l’idée d’adapter les programmes graphiques du Lisa pour les faire tourner sur le Macintosh. Il demanda aussi s’il était possible d’intégrer le processeur Motorola 68000 du Lisa dans le Macintosh tout en maintenant un faible coût de production. Dès décembre 1980, Burrell Smith mit au point une carte qui embarquait non seulement un processeur 68000, mais qui de plus le faisait tourner à une fréquence de 8 MHz au lieu de 5 MHz. Ce deuxième prototype avait aussi un affichage de 384 par 256 pixels. Cette machine utilisait moins de contrôleurs mémoire que le Lisa, ce qui la rendait bien moins chère à fabriquer.
Le concept innovant du Macintosh attira l’attention de Steve Jobs, qui quitta le projet Lisa pour se concentrer avec son équipe sur le projet Macintosh. En janvier 1981, il prit la direction du projet, forçant Jef Raskin à le quitter.
Steve Jobs avait visité les locaux de développement de Xerox PARC en décembre 1979, soit trois mois avant le lancement des projets Lisa et Macintosh. Ayant appris que Xerox développait une technologie d’interface graphique, il avait négocié cette visite en échange de stock option’' Apple. Il est indéniable que cette visite influença grandement Steve Jobs pour le développement du Lisa et du Macintosh.
Le Macintosh
Le Macintosh fut finalement lancé le 24 janvier 1984, avec une publicité diffusée lors de la troisième mi-temps du Super Bowl (championnat mondial de football américain). Réalisée par Ridley Scott, cette publicité décrivait un monde orwellien enchaîné par la technologie IBM et libéré par l’arrivée d’une nouvelle machine : le Macintosh. Élément de suspense : le produit n’y était pas montré !
Commercialisé à un prix de 2 495 $, le Macintosh avait 128 ko de mémoire (d’où le nom Macintosh 128k) et tournait sur un nouveau système d’exploitation, Mac OS (une grande partie était enregistrée en ROM) et un lecteur de disquette 3,5 pouces. Apple prit soin de préciser que ces 128 Ko de RAM étaient épaulés par 64 Ko de ROM contenant les bibliothèques indispensables à son fonctionnement, ce qui en faisait « une machine à 196 Ko ». Lors de sa présentation, Steve Jobs disposait d’un prototype du futur Macintosh 512k mais qu’il présenta comme le Macintosh 128k.
Il reçut un accueil enthousiaste, mais sa mémoire limitée et son absence initiale de disque dur limitèrent son implantation. La machine n’étant utilisable qu’à travers son interface graphique, tous les programmes devaient être complètement repensés, et les outils de développement étaient pratiquement absents. Cela rebuta plusieurs développeurs de logiciels, mais pas Microsoft, qui développa Word, un traitement de texte WYSIWYG, ainsi qu’un nouveau tableur, Excel, qui tirait parti des polices typographiques. La première version alpha de Windows naquit sur un prototype du Macintosh offert gracieusement par Steve Jobs à Bill Gates, lequel aurait dit, en le voyant « De toutes les machine que j'ai vu, le Macintosh est le seul qui dégage une certaine originalité », s’attirant ainsi (temporairement) les faveurs des fans de la Pomme.
Vers la fin de l’année 1984, les ventes chutèrent : la faible évolutivité de la machine (pour brancher un disque dur externe notamment, mais surtout par sa faible quantité de mémoire) avaient eu un écho dans la presse, y compris non-informatique. 128 ko de mémoire paraissaient énormes lors de la disponibilité du Mac en mars 1984, mais la technologie (y compris pour les IBM PC) avait rapidement fait augmenter les standards.
Apple Computer lança alors le Macintosh 512K, une évolution du Macintosh original avec 512 ko de mémoire.
La famille s’élargit : l’ère des Macintosh 68k
À partir de 1986 les nouveaux modèles se succédèrent à un rythme plus soutenu. En janvier 1986 sort le Macintosh Plus, qui vise à corriger le plus gros défaut des deux premiers Macintosh : le manque d’évolutivité. Il intègre ainsi quatre emplacements mémoire lui permettant d’embarquer jusqu’à 4 Mo de mémoire, ainsi qu’un port SCSI standard. Un peu plus tard sort le Macintosh 512Ke, petite évolution du Macintosh 512K, et qui forme l’entrée de la gamme.
En mars 1987 Apple Computer introduit le Macintosh II. Très haut de gamme (4000 $ à son lancement), celui-ci incarne l’évolutivité ultime. Il est le premier Macintosh qui n’est pas tout-en-un et offre 8 emplacements mémoire, 6 slots NuBus et deux emplacements interne pour disque dur. Il est aussi plus puissant avec son processeur 68020 cadencé à 16 MHz. En même temps sort le Macintosh SE qui va se positionner au dessus du Macintosh Plus dans la gamme compacte (à écran intégré). Tout deux disposent d’une nouvelle version de Mac OS : le Système 2.
Désormais Apple Computer dispose d’une gamme d’ordinateur complète et crédible et les ventes redécollent avec plus de 50 000 unités vendues par mois. Tout le monde pensait alors que le Macintosh allait l’emporter sur les PC d’IBM et le tout nouveau Windows. Mais au début des années 1990 les clones PC saturèrent le marché et Apple Computer se trouva la seule société à faire des Macintosh. Depuis cette époque les Macintosh n’ont plus réussi à reprendre l’avantage sur les compatibles PC.
La gamme Macintosh continue à évoluer et à gagner en puissance, en adoptant les processeurs Motorola 68030 puis 68040. En bas de gamme apparurent les Macintosh Classic et les Macintosh LC, les dérivés du Macintosh II (IIx, IIcx, IIci, IIsi, IIfx ...) formant le haut de gamme jusqu’en 1991. Fin 1991 apparaissent les Macintosh Quadra, les premiers Macintosh au format tour, destinés aux professionnels. Très évolutifs et dotés d’un processeur Motorola 68040 très puissants, ils reléguèrent les Macintosh II en moyenne gamme. Dans les années 1992-1993 les Macintosh LC furent très populaires grâce à leur prix très compétitif (750 $ pour un LC III à sa sortie). En septembre 1992, Apple Computer lance la famille Performa pour le grand public. Ce sont au début des Classic ou des LC vendus avec des moniteurs, à des prix réduits. En 1993 est lancée la famille Centris, des modèles de milieu de gamme à base de 68040.
Parallèlement aux Macintosh de bureau, Apple Computer sortit des ordinateurs portables. La première tentative fut le Macintosh Portable, sorti en 1989, mais, pesant plus de 7 kg, il ne connu pas le succès. Les premiers Macintosh vraiment portables furent les PowerBook, lancé en 1991. Il connurent d’emblée un grand succès, grâce à leur caractère novateur : il intégraient un trackpad (contrairement à ses concurrents qui utilisaient un trackball) et, subtil détail, le clavier était positionné du côté de l’écran, laissant de la place sur le devant pour reposer les poignets (alors que tous les portables PC de cette époque plaçaient tous le clavier le plus proche possible de l’utilisateur).
Depuis 1994 : les Macintosh PowerPC
Au début des années 1990, l’alliance Apple Computer-IBM-Motorola annonça la série de processeurs PowerPC à architecture RISC.
Les premiers Macintosh à base de PowerPC furent les Power Macintosh 6100, 7100, 8100 sortis en 1994. Cela fut une révolution majeure des Macintosh : en terme de performance, le Power Macintosh 6100 à base de PowerPC 601 d’entrée de gamme était plus rapide que le plus puissant des Macintosh 68k ! En contrepartie, du fait de l’incompatibilité entre les processeurs PowerPC et 68000, toutes les applications Macintosh durent être réécrites, y compris le système d’exploitation. Les anciennes applications fonctionnaient sur les Power Macintosh par l’intermédiaire d’un émulateur.
Dès 1995, toute la gamme de bureau Apple Computer fut composée de machine à processeur PowerPC. Jusqu’en 1997, la gamme Macintosh était composée comme suit : les Performa et les Power Macintosh des séries 4000, 5000 et 6000 pour la gamme grand public (dotés d’un écran), les Power Macintosh 7xxx en milieu de gamme, les Power Macintosh 8xxx destinés aux professionnels du son et de la vidéo et les Power Macintosh 9xxx très évolutifs en haut de gamme.
Les PowerBook ne passèrent au PowerPC que fin 1995, avec le PowerBook 5300. Mais cette sortie était encore trop anticipée et le PowerBook 5300 connut de nombreux problèmes techniques. Seuls trois autres PowerBook virent le jour avant le passage au PowerPC G3 : les PowerBook 1400, 2400 et 3400c.
À partir de 1995, pour contrecarrer la perte de part de marché, Apple Computer autorisa d’autres sociétés, comme Umax ou PowerComputing à fabriquer des Macintosh. Ces Macintosh sont surnommés les clones’'. Apple Computer est à cette période au plus bas et est sur le point de disparaître. Les clones furent interdits par Apple Computer à la sortie du G3.
Fin 1997 sortent les premiers Macintosh à base de PowerPC G3. Les performances font un nouveau bond en avant et les PowerPC 603 et 604 sont rapidement abandonnés dans la gamme Macintosh. Cela ne suffit pas à reprendre des parts de marché mais permet à Apple Computer de survivre.
Mais c’est à partir de 1998 que les ventes reprennent, grâce à la sortie de l’iMac. Plus de 6 millions d’iMac se vendent jusqu’en 2001. La mode colorée de l’iMac déteint sur le reste de la gamme Macintosh : en 1999 sortent les Power Mac Bleu et Blanc’' (au boîtier translucide), puis les PowerBook se parent d’un boîtier tout en rondeurs. En 1999 sort l’iBook palourde coloré. Le carré magique est complété : dans la gamme de bureau, l’iMac pour le grand public et le Power Mac pour les professionnels, et dans la gamme portable, l’iBook pour le grand public et le PowerBook pour les professionnels.
En 1999 les Power Mac passent au processeur PowerPC G4. Celui-ci n’apporte à la plupart des applications qu’un faible gain en puissance (à moins qu’elles soient réécrites pour tirer parti d’un jeu d’instructions spécifiques) et est marqué par les difficultés de production par Motorola.
En avril 2001, le Macintosh subit une seconde révolution (après le passage au PowerPC), cette fois ci dans son système d’exploitation, avec le passage à Mac OS X, basé sur un noyau UNIX dérivé de BSD.
La même année, Apple Computer lance le PowerBook G4. Celui-ci signe la fin des Mac au design coloré et arrondi : totalement en titane, il se veut très sobre et d’un aspect plus professionnel. l’iBook se pare lui d’une coque toute blanche, caractéristique de tous les futurs Mac grand public. En 2002 sort l’iMac G4, doté d’un écran plat. Il est suivi par l’eMac G4, destiné au bas de la gamme grand public. La même année, Apple Computer commercialise parallèlement un serveur en rack 1U : le Xserve.
Dans les années 2001-2002-2003, à cause des déboires de production du G4, les Mac sont quelque peu dépassés en terme de puissance par les PC : le G4 ne peut suivre l’infernale montée en fréquence initiée par Intel et seuls les professionnels ayant besoin de calculs spécifiques peuvent tirer avantage des processeurs G4. Cela causa une chute des parts de marché d’Apple Computer sur le marché grand public ces années là.
En 2003 le Power Mac G5 sort, et ramène les Mac dans la course à la puissance. Basé autour du processeur PowerPC 970 d’IBM à architecture 64 bits et innovant, le Power Mac G5 trace un avenir plus clair au Mac. Depuis septembre 2004, les iMac ont à leur tour adopté le processeur G5. Hélas, la promesse qu'IBM avait faite à Steve Jobs et Apple ne sera jamais tenue, et, plus de 2 ans après leur première apparition, les G5 fabriqués par IBM n'atteignent toujours pas la fréquence tant espérée de 3GHz.
2006 : Les MacIntel
Déçu par IBM, Steve Jobs annonce, le 6 juin 2005 à la conférence d’Apple Computer de la WWDC, le passage progressif de toute la gamme Macintosh vers les processeurs Intel, abandonnant ainsi IBM et Freescale. La justification donnée par Apple Computer est qu’IBM n’est plus capable de faire évoluer son G5. La décision d’abandonner l’architecture PowerPC paraît paradoxale car elle survient à un moment où l’industrie accorde un regain d’intérêt pour le PowerPC d’IBM : Sony l’a choisi son nouveau processeur Cell pour la console PlayStation 3, et les futures Nintendo Revolution et Xbox 360 utiliseront une évolution du G5. En fait, Apple est actuellement le principal acheteur de tels processeurs, et est donc un client privilégié ; avec ces nouveaux clients, Apple ne représenterait au mieux que 10 % des achats de PowerPC.
La transition vers Intel sera facilitée grace à Xcode 2.1, capable de compiler en Universal Binaries’', applications capables de fonctionner sur les deux architectures, et Rosetta, un émulateur PPC.
La transition s’amorcerait en juin 2006 (à partir de la date anniversaire de la keynote de la WWDC soit le 06/06/06, un écho peut-être des 666.66 $ qui était le prix de l’Apple I lors de sa mise sur le marché en 1976) pour être complètement achevée fin 2007.
Remarquons toutefois que Mactel’' (ou encore Macintel’') n’est qu’un surnom, Apple n’ayant jamais appelé ses anciens ordinateurs Macorola ou Macibm. Même si Apple a breveté le nom « Mactel », ce n’est sûrement pas pour l’utiliser mais plutôt pour éviter qu’il soit détourné par une autre société.
Les différents modèles de Macintosh
Il existe plusieurs catégories de Macintosh :
- les Macintosh 68k (1984-1996) ;
- les Power Mac [http://images.apple.com/powermac/images/specstop06082004.jpg] (depuis 1994) ;
- les clones (1995-1998) ;
- les PowerBook [http://images.apple.com/befr/powerbook/images/indextop050204.jpg] (depuis 1991) ;
- les iMac [http://images.apple.com/befr/imac/images/indextop20040831.jpg] (depuis 1998) ;
- les iBook [http://images.apple.com/befr/ibook/images/indextop20041019.jpg] (depuis 1999) ;
- les eMac [http://images.apple.com/befr/emac/images/index_top.jpg] (2002-2005) ;
- les Xserve [http://images.apple.com/befr/xserve/images/xs_indextop_010604_02.gif] (serveurs commercialisés depuis 2002) ;
- les Mac mini [http://images.apple.com/befr/macmini/images/indextop20050111.jpg] (depuis janvier 2005).
Voir les listes détaillées des modèles de Macintosh : Liste des modèles de Macintosh par processeur et Liste des clones Macintosh
Voir aussi
Liens internes
- Apple Computer
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%e7ais/Informatique/Logiciels/Syst%e8mes_d%27exploitation/Mac_OS/ Sites d’information sur le Macintosh]
- [http://www.histoire-apple.com/ l’histoire d’Apple]
- [http://www.wikimacg.com/index.php/Accueil/ Le Wiki thématique consacré à l’univers Apple et Mac OS]
-
ja:Macintosh
ko:매킨토시
simple:Macintosh
Apple Computer
Apple Computer, Inc. (anglais : Ordinateurs Pomme, Société) est une société multinationale dont l'activité principale était de fabriquer et de vendre des ordinateurs (y compris le système d'exploitation) ; cette activité, longtemps majoritaire dans le chiffre d'affaire de la marque, est en recul depuis l'année 2001 par rapport aux activités annexes (voir [http://www.cuk.ch/redac/totheend/imgtxt25/profit_segment_b.jpg ce graphique] publié par le site cuk.ch). Depuis le premier trimestre fiscal 2005 (de septembre à décembre pour Apple), la vente de logiciels (notamment dans les domaines de l'édition vidéo et musicale) d'accessoires (dont l'iPod), et de services (dont l'iTunes Music Store), initialement destinés à enrichir les possibilités de la plate-forme, sont devenus majoritaires dans le chiffre d'affaires de la marque.
La marque est à l'origine de nombreux concepts qui ont révolutionné l'informatique. Elle doit à ses débuts sa fortune à l'Apple II qui a connu un énorme succès au début des années 1980 et s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires.
Apple II
Histoire
Voir aussi : Chronologie d'Apple Computer
Chronologie d'Apple Computer]]
Les débuts
Apple a été fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak le 1 avril 1976 pour lancer l'ordinateur Apple I construit par Wozniak.
L'Apple I était fabriqué par Steve Jobs et Steve Wozniak dans leur garage et vendu grâce au bouche à oreille. C'était le premier ordinateur individuel (en fait une carte dotée de divers composants électroniques) à être conçu pour être combiné à un clavier et à un moniteur pour l'affichage. Environ deux cent unités furent produites et vendues à 666,66 $ l'unité, mais le succès fut tel qu'ils ne purent honorer toute la demande.
Les caractéristiques de l'Apple I étaient limitées par le peu d'argent dont disposaient Jobs et Wozniak (pour construire le prototype, l'un avait dû revendre sa voiture et l'autre sa calculatrice programmable !). Mais avec l'argent gagné grâce à la vente de l'Apple I, ils purent commencer à penser une machine bien plus ambitieuse : l'Apple II. L'idée était de concevoir un ordinateur que tout le monde pourrait utiliser. Wozniak eut l'idée d'inclure dans la machine de la mémoire vidéo pour gérer un affichage en couleur, tandis que Jobs imagina d'intégrer tous les composants dans un boîtier anodin en plastique pour le rendre plus convivial. Mais concevoir une telle machine demandait beaucoup d'argent, ce qu'ils n'avaient pas. Aucune banque ne voulut se risquer dans un tel projet : un ordinateur utilisable par le grand public paraissait absurde à l'époque ! Ronald Wayne, qui avait aidé Jobs et Wozniak à concevoir l'Apple I, était sceptique sur les chances de réussite d'un tel projet (il avait souvenir d'une entreprise ratée quelques années auparavant) et abandonna la compagnie. Jobs rencontra finalement Mike Markkula en 1977, qui apporta son expertise en affaires et un chèque de 250 000 $ au capital d'Apple. Il fournit aussi par la même occasion son premier PDG à Apple, Michael Scott (il prendra lui même la tête de l'entreprise en 1981).
L'Apple II et le succès
L'Apple II fut finalement présenté au public en avril 1977 et devint l'ordinateur qui est généralement crédité d'avoir créé le marché de l'informatique personnelle. À cette occasion Apple changea de logo pour la pomme colorée, qui rappelait que l'Apple II est l'un des premiers ordinateur à pouvoir afficher en couleurs. L'Apple II fut immédiatement un immense succès. À la mi 1979, Apple présente l'Apple II+, une évolution du premier Apple II dotée notamment de plus de mémoire (48 Ko extensible à 64 Ko !) et du langage de programmation Basic.
Tandis que l'Apple II connaissait un succès croissant, trois nouvelles machines étaient déjà en projet chez Apple : Sara, Lisa et Macintosh. Sara devait être une évolution de l'Apple II, une machine de transition avant les Lisa et Macintosh qui seraient un tout nouveau type de machines. Pour le successeur de l'Apple II, Steve Jobs voulait une machine plus avancée encore pour concourir dans le marché de l'informatique d'entreprise. Les ingénieurs devaient donc se conformer à des objectifs très ambitieux voire quelquefois presque irréalisables (un thème récurrent dans l'histoire d'Apple...), d'autant plus que la période de développement de cette machine était courte (un peu moins d'un an). En effet Apple sentait que l'Apple II arrivait en fin de vie et qu'il faudrait présenter son successeur le plus vite possible.
Sara fut finalement présenté en mai 1980 sous le nom d'Apple III. Malheureusement certains choix techniques, parmi lesquels l'omission d'un ventilateur, eurent raison de beaucoup d'exemplaires qui grillèrent parfois même avant d'être livrés. Des milliers d'Apple III durent être rappelés pour être remplacés. Quelques mois plus tard, en novembre 1981, Apple sortit une nouvelle version de l'Apple III, qui corrigeait tous les gros problèmes de la version initiale. Un Apple III+ sortit même en 1983. Mais les problèmes à ses débuts découragèrent les acheteurs et eurent raison de l'Apple III, qui devint le premier grand échec commercial d'Apple. Seuls 65 000 exemplaires auront finalement étés vendus, alors qu'Apple comptait en vendre des millions comme l'Apple II. Les machines qui sortirent dans les années suivantes reprirent d'ailleurs le nom d'Apple II (IIe en janvier 1983, IIc en 1984, etc.) pour oublier les déboires de l'Apple III.
Pendant ce temps, différentes équipes chez Apple travaillaient sur les projets Lisa et Macintosh, qui étaient un tout nouveau type d'ordinateur, utilisant des technologies avancées comme l'interface graphique, la souris, la programmation orientée objet ou encore les réseaux. Des gens comme Jef Raskin ou Bill Atkinson conjuraient Steve Jobs d'accorder plus d'attention à leurs travaux. Ce n'est que lorsqu'ils l'emmenèrent voir les travaux réalisés au Xerox PARC, en décembre 1979 que Jobs décida que l'avenir serait dans ces machines à interface graphique, et il apporta dès lors son soutien aux équipes Lisa et Macintosh et prit la direction du projet Lisa. Malgré les objections de quelques chercheurs au PARC, Xerox autorisa aux ingénieurs d'Apple l'accès aux locaux du PARC durant trois jours, en échange d'un million de dollars d'actions Apple lorsqu'elle sortira en bourse. Cette visite historique eut un énorme impact sur les futurs ordinateurs d'Apple.
Le 12 décembre 1980, Apple entra en bourse. Jusqu'à présent, seuls des employés d'Apple possédaient des parts de l'entreprise. En quelques minutes, les 4,6 millions d'actions furent vendues à 22 dollars l'unité, augmentant instantanément de 100 millions de dollars le capital d'Apple. Du même coup des dizaines d'employés chez Apple se retrouvèrent millionnaires.
En 1981 Mike Markkula prit le poste de PDG d'Apple. Il licencia Steve Jobs de l'équipe Lisa, lui reprochant de mal gérer l'équipe (le projet prenait alors beaucoup de retard). Jobs se rabattit alors sur le projet Macintosh. Le Lisa sortit finalement début 1983, et devint le premier ordinateur personnel utilisant une interface graphique et une souris. Malgré son caractère révolutionnaire, le Lisa se vendit très mal, principalement à cause de son prix très élevé : 10 000 $.
Alors qu'Apple subissait les échecs de l'Apple III et du Lisa, Mike Markkula démissionna de la direction d'Apple en 1983. Le poste de PDG fut proposé à John Sculley, alors président de Pepsi. Il refusa d'abord le poste ; pour le convaincre Steve Jobs lui posa cette profonde question : « Préférez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l'eau sucrée ou avoir une chance de changer le monde ? ». John Sculley accepta finalement et devint le troisième PDG d'Apple.
Le Macintosh
De son côté, le projet Macintosh avait pris beaucoup de retard. Dès son arrivée dans l'équipe, Steve Jobs voulut tout changer et commença à renouveler l'équipe. Ces manières ne furent pas du goût de Jef Raskin, l'initiateur et responsable du projet, qui finit par quitter Apple en 1981, supplanté par Steve Jobs. Jobs voulait faire du Macintosh une machine plus abordable et simple à utiliser pour le grand public que le Lisa. À mesure que le projet arrivait à terme, Apple sentait que le Macintosh serait un événement historique. 15 millions de dollars furent alors dédiés à la promotion de la machine lors de la sortie. Le 22 janvier 1984, une publicité historique dévoila le Macintosh lors de la mi-temps de la finale du Super Bowl américain, le plus grand événement sportif de l'année aux États-Unis. Intitulée 1984, cette publicité deviendra ce qui est certainement le spot télévisé le plus célèbre dans le monde.
Avant le lancement du Macintosh, plusieurs prototypes avaient été donnés en 1983 à Bill Gates, co-fondateur et PDG de Microsoft, pour le développement de logiciels pour le Macintosh. En 1985, Microsoft lance Windows, son interface graphique pour IBM PC, qui utilisait de nombreux éléments de Mac OS. Cela conduisit à une longue bataille judiciaire entre Apple et Microsoft. Le résultat du jugement autorisa Microsoft à copier tous les éléments qu'il voulait sur l'interface graphique du Macintosh. C'est alors que, en étudiant le système des IBM PC, beaucoup de sociétés purent fabriquer des Compatibles IBM PC. Bien que la première version de Windows était technologiquement inférieure au Macintosh, un clone PC pouvait être vendu bien moins cher. C'est la raison pour laquelle, grâce à la nature ouverte de la plate-forme PC, il y a toujours eu plus de logiciels disponibles pour Windows.
Malgré quelques défauts au début, comme le manque de logiciels, l'écran en noir et blanc uniquement et l'architecture fermée, le Macintosh fut finalement un succès (qui continue encore aujourd'hui). Plus de 100 000 unités furent vendus dans les six mois suivant son lancement. Certains arguent néanmoins qu'il aurait pu être un bien plus grand succès. Apple n'autorisa pas d'autres sociétés à vendre des clones de Macintosh avant les années 1990, soit bien après que Microsoft ait dominé le marché avec son large programme de licences. Dès lors il fut trop tard pour Apple pour réussir à regagner les parts de marché perdues et les clones furent interdits après quelques années seulement en 1998.
Le Macintosh, bien qu'étant un bien meilleur produit que l'Apple II, ne le remplaça pas totalement dans la gamme Apple. Il s'agissait de deux plate-formes séparées et incompatibles, et Apple les destinait à des marchés très différents : le Macintosh pour les universités, les étudiants et les travailleurs intellectuels, et l'Apple II pour les écoles publiques et la maison. Ainsi Apple continua à commercialiser de nouvelles versions de l'Apple II jusqu'au début des années 1990. LApple IIc sortit deux mois après le Macintosh, en avril 1984. L'Apple IIgs sortit en 1986 et était un produit hybride qui utilisait une souris et un système ressemblant à celui du Macintosh. Enfin un ultime modèle fut lancé en 1988, l'Apple IIc+, avant l'abandon du développement de la plate-forme Apple II. Apple préférait continuer à tirer partie du succès et de la renommée de l'Apple II le plus longtemps possible pour ne pas se risquer à miser tout sur le Macintosh dont le succès n'était pas encore assuré.
Parallèlement aux Apple II, des nouveaux modèles de Macintosh se succédèrent à un rythme de plus en plus soutenu : Le Macintosh 512K fut lancé six mois après le macintosh original, qui corrigeait son plus gros défaut : le manque de mémoire. En 1986 apparaissent le Macintosh 512Ke et le Macintosh Plus qui était le premier macintosh évolutif, puis en mars 1987 le Macintosh SE qui intégrait des slots d'extension internes, et le Macintosh II qui était le premier Macintosh au format « boîte à pizza », très évolutif et puissant.
Steve Jobs est contraint à quitter Apple en 1985 (il y avait incompatibilité avec Sculley), et crée alors la société NeXT. Sculley prépare aussi un plan de restructuration d'Apple : 1200 personnes sont licenciées, soit environ 20 % des effectifs totaux.
En septembre 1989, Apple lance le Macintosh Portable. Cet ordinateur était en fait plus un « transportable » qu'un « portable » : il pesait plus de 7 kg. Contrairement aux PC portables de l'époque, il disposait d'une batterie lui autorisant une très grande autonomie, et était doté d'un dispositif permettant de le mettre en veille sans avoir à l'éteindre. L'autonomie était ainsi de 10 heures en fonctionnement et passait à un mois en veille ! La même année, Apple met fin à la commercialisation du Lisa, qui n'aura jamais connu le succès.
Au début des années 1990, les véritables nouveautés deviennent plus rares chez Apple : on se contente de sortir de nouveaux modèles de plus en plus puissant, plus évolutifs (Quadra) ou plus abordables (Macintosh Classic et Famille Macintosh LC), et les versions de Mac OS stagnent . Tandis qu'Apple a un peu reculé du devant de la scène, Microsoft présente Windows 3 en 1990. L'action d'Apple s'effondre aussitôt. Même s'il restait largement inférieur à Mac OS, Windows 3 s'en inspirait encore plus largement et apportait aux PC une énorme avancée en terme d'interface graphique. Tous les constructeurs de PC l'adoptent immédiatement. Apple se rend alors compte que la guerre des systèmes est définitivement perdue, John Sculley le reconnaîtra lui-même : « Dans ce monde, ce n'est pas le meilleur qui gagne, mais celui qui sait s'allier avec les développeurs de logiciels, et proposer un système ouvert et riche, même s'il est inférieur techniquement. » Pour essayer de contrer Microsoft, Apple lance le projet StarTrek avec le soutien de Novell et Intel, visant à rendre Mac OS compatible avec les PC à architecture x86. Ce projet sera arrêté plus tard, trop coûteux pour Apple qui mettait toute sont énergie au développement du PowerPC, un processeur très prometteur.
Les années difficiles
Devant la concurrence grandissante des PC offrant des machines aux prix de plus en plus réduits, Apple a du mal a augmenter ses ventes. Apple est forcée de diminuer ses marges pour que les Macintosh restent compétitifs. La toute nouvelle ligne Performa est destinée au grand public pour essayer de le reconquérir. Sculley annonce de nouveaux licenciement : 345 personnes dans une usine en Californie. Tout cela ne suffit pas, et John Sculley est démis de son poste de PDG par le conseil d'administration en juin 1993, après dix ans de règne. Il est remplacé par Michael Spindler. Celui-ci prend aussitôt les choses en main pour maintenir les bénéfices : 2500 postes sont supprimés. Pour assurer la survie de la plate-forme Macintosh, il lève l'interdiction de vendre des « clones ». Mais peu d'entreprises se lancent dans les Mac compatibles et peu de licences sont vendues, le marché trouvant les accords de licence Apple trop restrictifs. Ainsi, le marché Mac ne fut que peu augmenté par les clones.
La sortie des Power Macintosh, à base de processeur PowerPC, en 1994 permet à Apple de retrouver sa capacité d'innovation, qui a toujours été le moteur des ventes. Le PowerPC est le fruit de trois ans de collaboration entre Apple, IBM et Motorola (alliance AIM). Alors que tous les ordinateurs jusqu'alors était de type CISC, IBM avait conçu un processeur RISC. Le résultat est que les PowerPC étaient particulièrement rapides, tournant à des fréquences d'horloge très élevées et permettant aux nouveaux Power Macintosh de dépasser en vitesse les PC à base de processeur Intel les plus puissants.
Très rapidement le PowerPC se généralise à toute la gamme : les Performa en avril 1995 et les PowerBook en août de la même année avec le PowerBook 5300. Mais depuis un an les clones se sont multipliés, et commencent à grignoter une partie non négligeables des ventes de Macintosh. Autorisés pour permettre la survie du Mac, les clones sont devenues pour Apple un grand danger. Pour résister face à cette nouvelle concurrence, Apple est obligée de réduire ses coûts de production et cela se ressent sur les nouvelles machines : certains modèles souffrent de défauts de fabrication ou de bugs de conception. Des modèles doivent retourner en SAV. Le PowerBook 5300 est révelateur de cette situation : de nombreuses machines brûlent à cause de leur batterie, le capot en plastique s'avère ne pas résister aux chocs... Apple doit finalement rappeler tous les PowerBook 5300 pour en changer la batterie. La réputation d'Apple est entachée, la légendaire fiabilité des Mac n'est plus.
Parallèlement, et alors que les évolutions de Mac OS stagnent (le système 7 commence à s'éterniser), Microsoft lance Windows 95, qui imite plus que jamais l'interface graphique des Mac. C'est un immense succès, aidé par une campagne de publicité pharaonique.
Au second trimestre 1995, Spindler commet une énorme erreur stratégique : il mise tout sur les Performas au détriment des Power Mac. La conséquence est qu'Apple finit par ne vendre que des machines d'entrée de gamme à très faibles marges. Certes le nombre de Mac vendus n'a jamais été aussi élevé (4,5 millions sur l'année 1995), mais les bénéfices sont quasi inexistants et Apple subit une perte de 68 millions de dollar au dernier trimestre 1995. De plus, Apple n'arrivait pas à honorer toutes les commandes : l'équivalent de un milliard de dollars de commandes était en attente en juin 1995, soit autant de recette perdue. Spindler est poussé à démissionner, Gil Amelio est appelé à la rescousse pour tenter de sauver Apple. Il prend son poste de PDG d'Apple en janvier 1996.
Amelio hérite d'une société en piteux état financier, et il sait que la tâche sera dure. Il prépare un plan draconien : 3500 postes sont supprimés, soit plus du quart des effectifs totaux d'Apple. Il arrête le développement de la console Pippin et se sépare de la filiale Newton. Il impose à tous les fournisseurs d'Apple une baisse des tarifs de ventes de leurs composants, rompant le contrat avec ceux qui refusent. Les effets de cette politique d'économie commencent à porter leurs fruits : de 740 millions de dollars au premier trimestre 1996, Gil Amelio réussit à ramener les pertes à 33 millions au deuxième trimestre. Les bénéfices reviennent au troisième trimestre 1996 (30 millions de dollars net).
Du coté de Mac OS, le développement de Copland stagne malgré tout l'argent investi, et est abandonné. Le choix est fait de chercher ailleurs le successeur du Système 7. Alors que tout le monde s'attendait au rachat de BeOS, Apple surprend en rachetant NeXT (la société créée par Steve Jobs après avoir été viré d'Apple...) pour 400 millions de dollars en décembre 1996. Amelio annonce lors de la Macworld Expo de janvier 1997 que le nouveau système d'exploitation, fruit de la fusion entre Mac OS et NeXTSTEP, s'appellera Rhapsody et sortira en 1998. Steve Jobs, qui a rejoint Apple par le rachat de NeXT dont il était le PDG, est nommé assistant de haut niveau de Gil Amelio.
Le remplacement du vieillissant Système 7.5, le 7.6, arrive enfin au début de l'année 1997 et Amélio annonce Mac OS 7.7, nom de code Tempo (qui sera renommé Mac OS 8). Il fait aussi disparaître la gamme Performa, qui fusionne avec la gamme Power Mac, pour clarifier la gamme. Apple subit malgré tout de nouveau des pertes records aux premier et deuxième trimestre 1997. La sentence tombe : Gil Amelio est remercié par le conseil d'administration. Steve Jobs refuse le poste de PDG d'Apple, préférant un poste de dirigeant « intérimaire ». Pour combler le trou, Fred Anderson est nommé responsable de la gestion de la société. Mais Steve Jobs a réellement le pouvoir de faire ce qu'il veut...
L'iMac : le début du renouveau
Le retour de Steve Jobs est très bien accueilli par les partisans d'Apple qui y voient le signe du renouveau. Il ne seront pas déçus : quelques mois après son retour, Steve Jobs présente son bébé, l'iMac (designer : Jonathan Ives). Ce produit est une grosse rupture pour le Macintosh, tant par ses choix techniques innovants comme l'USB, l'absence de lecteur de disquettes et de ventilateur, que par son design original avec ses coques colorées et translucides. L'iMac est une petite révolution dans le monde de la micro-informatique en étant le premier produit à accorder une importance première au design. Pour la première fois les designers imposaient des contraintes aux ingénieurs et non le contraire.
Steve Jobs étant opposé aux clones, il changea le nom du système 7.8 en 8, car les licences ne portaient que sur la version 7.
La fusion entre Mac OS et NeXTSTEP (connu aussi sous le nom d'OPENSTEP, le système d'exploitation de NeXT, donnera naissance à Mac OS X (ex-Rhapsody), qui sortira le 24 mars 2001 après avoir été plusieurs fois reporté. Le passage de Mac OS 9 à Mac OS X est une évolution significative. Ce nouveau système d'exploitation est conçu sur une base POSIX (UNIX), ce qui lui permet, outre les programmes spécifiquement écrits pour lui, de bénéficier de la logithèque libre — devenue populaire avec Linux et ses interfaces graphiques. Les programmes développés pour les versions antérieures fonctionnent toujours en émulation grâce à un programme appelé Classic.
L'iPod et la diversification
La marque s'est depuis diversifiée : en effet, elle a ouvert un magasin de vente de musique en ligne, l'iTunes Music Store (ITMS) en avril 2003. Ce magasin virtuel est intégré au logiciel iTunes et est conçu comme un produit d'appel pour ses ordinateurs et son baladeur numérique iPod. La sortie de l'iPod a donné naissance à un nouveau procès avec la société Apple jadis fondée par les Beatles et s'occupant d'édition musicale, cette dernière marque étant déposée pour tout ce qui concerne la musique. Un premier procès avait déjà eu lieu entre les deux sociétés au sujet d'une carte son commercialisée par Apple Computer.
L'iPod est assujetti en France à la taxe Tasca au mégaoctet concernant le droit de copie privée d'audiogrammes sur support numérique. Apple a protesté officiellement contre cette taxe. Depuis la sortie de l'iPod, la part du chiffre d'affaire d'Apple réalisé dans la vente des Mac diminue peu à peu (plus que 50 % du chiffre d'affaire fin 2004, contre 12 % début 2000).
Un nouvel iPod est sorti en septembre 2005, l'iPod Nano. Il remplace l'iPod Mini, en étant 7 fois moins épais que le premier iPod.
Un nouveau concept de Macintosh, le Mac Mini, est apparu. De dimensions réduites (inférieures à celles d'un boitier 3,5" externe) et vendu à un prix minimaliste (à partir de $499 aux USA, 529 Eur en France), il a pour but de constituer le "chaînon manquant" entre des possesseurs d'iPod jusqu'alors dépourvus d'ordinateur et le magasin de musique en ligne iTunes Music Store.
La transition vers les processeurs Intel
iTunes Music Store
Dix ans après le passage de la famille de microprocesseurs 68000 au PowerPC, après l'évolution vers le nouveau système Mac OS X, Steve Jobs annonce le 6 juin lors de la Conférence mondiale des développeurs Apple 2005 (WWDC 2005) que sa société aborde un nouveau virage en adoptant le microprocesseur Pentium pour les nouveaux modèles qui seront diffusé à partir juin 2006 et que cette transition serait terminée en 2007 où tous les Mac embarqueront un processeur Intel. A cette occasion, il confirme que depuis la première version de Mac OS X, le système du Mac a été aussi développé parallèlement pour le processeur d'Intel.
A cette occasion, il fait la démonstration des nouveautés aux développeurs sur une machine à base de Pentium, ce qu'il révèle au moment de l'annonce de la mutation. On notera que lors de la présentation, il fera une référence à Wikipédia en montrant un widget Dashboard exploitant l'encyclopédie tout en disant "This is my favorite one. It's an open-source and Free Encyclopedia…" (« Celui-ci est mon préféré. C'est une encyclopédie libre, gratuite et open-source… ») [http://www.apple.com/quicktime/qtv/wwdc05/ ici la vidéo complète de la keynote]
Les rencontres avec le public
Il y a trois grandes messes Apple annuelles. Chacune est ouverte par une keynote ou Steve Jobs présente généralement de nouveaux produits.
MacWorld Expo de San Francisco
Se déroule en janvier.
Conférence mondiale des développeurs (WWDC)
Événement annuel de première importance, c'est à cette occasion qu'Apple dévoile les principales nouveautés de l'année. Elle a lieu généralement courant juin.
Apple Expo
Se déroule à Paris, en septembre.
Premier rendez-vous Mac en Europe et premier événement IT et numérique en France, [http://www.apple-expo.com Apple Expo] est un événement en constante évolution illustrant le changement de toute notre société vers un monde numérique, et ponctué d'animations originales pour étonner, informer et former les visiteurs professionnels et le grand public.
Le logo d'Apple
Dashboard
La première version du logotype représentait Isaac Newton sous un arbre duquel pendait une pomme.
Très rapidement, il est remplacé par une pomme aux couleurs de l'arc-en-ciel mordue sur le côté droit, imaginée par Rob Janoff. Les caractéristiques visuelles de ce logo apparaissent comme le résultat d'un contre-pied systématique fait à partir du logo d'IBM, firme concurrente d'Apple à l'époque. En effet, la silhouette de la pomme donne au logo Apple une configuration simple et comprise en un bloc général, alors que IBM se présente sous la forme d'un triptyque. Deuxièmement, les formes du fruit sont entièrement construites à partir de courbes, IBM est construit de droites. Troisièmement, la séquence chromatique est de type ABBA chez Apple : les couleurs chaudes au centre, insistant sur le croquement de la pomme, froides à l'extérieur. La séquence dans le cas d'IBM est répétitive (ABAB) et monochromatique : les bandes disjointes sont de couleurs froides comme le bleu.
Malgré les dénégations officielles de Steve Jobs, nombre de gens pensent que ce deuxième logo serait un hommage au mathématicien britannique Alan Turing, un des précurseurs de l'informatique. En effet, suite à une condamnation à la castration chimique pour homosexualité, Alan Turing se serait suicidé en mangeant une pomme empoisonnée au cyanure. Le logo rappelerait l'objet du suicide, et le fond arc-en-ciel l'homosexualité de Turing.
En 2001 ce logo change à nouveau : la forme reste la même (même si elle se pare parfois d'un léger effet de relief) mais le motif arc-en-ciel est remplacé par un ton monochrome variant selon le produit qui la porte. Le combat avec IBM était fini. Apple se veut désormais un symbole facile à retenir, comme l'est Sony ou Nike. Ce changement est destiné à donner de l'entreprise une image plus en adéquation avec ses ambitions sur le marché professionnel. La pomme multicolore, évoquant le mouvement hippie, les sons à l'ouverture de fenêtres ou le « Mac qui sourit » (autrefois affiché au démarrage du Macintosh) étaient passés de mode.
Les dirigeants d'Apple
- 1976-1981 : Michael Scott
- 1981-1983 : Mike Markkula
- 1983-1993 : John Sculley
- 1993-1996 : Michael Spindler
- 1996-1997 : Gil Amelio
- depuis 1997 : Steve Jobs qui possède 6,22% de la société
Parts de marché
|+Ventes de micro-ordinateurs (en italiques les chiffres qui correspondent à l'année fiscale Apple et non à l'année civile)
! rowspan=2 width=80| Année
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! unités vendues
! PdM
! unités vendues
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! PdM
|- align=center
|2005 (Q3)
| 1 236 000
| 2,3 %
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| 4,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00259505]
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|2005 (Q2)
| 1 182 000
| 2,5 %
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| 4,5 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00194105]
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|2005 (Q1)
| 1 070 000
| 2,3 %
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| 3,9 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_04_14_170722]
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| 2004
| 3 507 000
| 2,0 %
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| 2,2 %
| 3,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135]
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| 2003
| 3 098 000
| 2,0 %
|
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| 3,2 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135]
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| 2002
| 3 098 000
| 2,2 %
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| 2,8 %
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| 2001
| 3 215 000
| 2,4 %
| 147 759
| 3,2 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp]
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| 2000
| 3 733 000
| 3,5 %
| 186 500
| 4,0 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp]
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| 1999
| 3 448 000
| 3,4 %
|
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| 1998
| 2 763 000
| 2,6 %
|
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| 4,9 %
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| 1997
| 2 874 000
| 3,2 %
|
|
| 5,5 %
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| 1996
| 3 960 000
| 5,3 %
|
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| 7,8 %
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| 1995
| 4 500 000
| 7,9 %
|
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| 14,1 %
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| 1994
| 3 800 000
| 8,3 %
|
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| 14,7 %
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| 1993
| 3 300 000
| 9,4 %
|
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| 1992
| 2 500 000
|
|
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| 1991
| 2 100 000
|
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| 1990
| 1 300 000
|
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|- align=center
| 1989
| 1 100 000
|
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|- align=center
| 1988
| 900 000
|
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|- align=center
| 1987
| 550 000
| 15 %
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| 1986
| 380 000
|
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| 1985
| 200 000
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| 1984
| 372 000
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Run-length encodingCatégorie:Algorithme Compression de données
Le run-length encoding est un algorithme de compression de données en informatique.
Le système s'applique essentiellement à des documents scannés en noir et blanc : au lieu de coder un bit par point, on dispose d'un compteur — en général sur un octet — indiquant combien de points blancs ou noirs se suivent. Comme il est rare de ne pas avoir au moins 8 pixels noirs ou 8 pixels blancs qui se suivent, et que 256 ne sont pas rares sur les endroits vierges ou les à-plats noirs, le système a bien pour effet une compression. S'il y a plus de 256 bits de la même couleur, on peut placer ensuite un octet spécifiant 0 bit de la couleur opposée, puis coder le nombre de bits qui restent...
Par exemple, considérons un écran de texte noir sur fond blanc. Il sera constitué de longues séquences de pixels blancs pour le fond, et de courtes séquences de pixels noirs pour le texte. Représentons une ligne d'un tel écran, avec B pour les pixels noirs et W pour les pixels blancs :
WWWWWWWWWWWWBWWWWWWWWWWWWWWBBBWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWWBWWWWWWWWWWW
Un encodage RLE consiste alors à indiquer pour chaque suite de pixels d'une même couleur, le nombre de pixels de cette séquence. Le résultat comporte en général moins de caractères, bien que ce ne soit pas une obligation. On obtient par exemple pour la ligne précédente :
12W1B14W3B23W1B11W
Applications
Les formats d'images utilise cette compression en considérent que toutes les lignes de pixels sont jointes pour former une unique séquence de couleur.
- Le format BMP de Windows et OS/2 permet d'utiliser la compression RLE pour les images en 1, 4 et 8 bits/pixel (respectivement noir & blanc, 16 couleurs et 256 couleurs)
- Le format PCX utilise également le principe de la compression RLE pour les images en 8 et 24 bits/pixel. Dans le cas des images en 24 bits/pixel, l'image est en fait découpée en trois plans de couleur (rouge, vert et bleu) où chaque plan est encodé comme une image en 8 bits/pixel
ja:連長圧縮
ko:반복 길이 부호화
Transformation de Burrows-Wheeler Définition
La transformée de Burrows-Wheeler, couramment appelée BWT (pour Burrows-Wheeler Transform) est une technique de compression de données. Elle fut inventée par Michael Burrows et David Wheeler. Cette technique fut rendue publique en 1994, suite à de précédents travaux de Wheeler en 1983. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un algorithme de compression, car aucune réduction de taille n'est effectuée, au contraire (voir ci-dessous), mais bien d'une méthode de réorganisation des données: les probabilités pour que des caractères identiques initialement éloignés les uns des autres se retrouvent côte à côte sont alors augmentées. Cette technique n'est pas très utilisée, mais l'on peut cependant remarquer qu'elle est présente dans le format bzip2 qui est actuellement l'un des formats offrant le plus grand quotient de compression.
Fonctionnement
Comme nous l'avons dit, la transformée de Burrows-Wheeler ne compresse pas les données, elle se contente de les réorganiser de manière à obtenir un plus petit taux de compression.
Tout d'abord, la chaîne de caractères à coder doit être copiée dans un tableau carré en décalant la chaîne d'un caractère vers la droite à chaque nouvelle ligne. Ces lignes sont ensuite classées par ordre alphabétique. Nous savons que, grâce au décalage, chaque dernière lettre de chaque ligne précède la première lettre de la même ligne, sauf pour la ligne originale dont on notera la position. De plus, comme les lignes sont rangées par ordre alphabétique, on peut retrouver la première colonne du tableau grâce à la dernière colonne.
Prenons un exemple. Supposons que la chaîne à coder soit « TEXTE ». On réalise tout d'abord le tableau.
POSITION CHAÎNE
1 T E X T E
2 E T E X T
3 T E T E X
4 X T E T E
5 E X T E T
Puis l'on classe ces chaînes par ordre alphabétique :
POSITION CHAÎNE
1 (2) E T E X T
2 (5) E X T E T
3 (3) T E T E X
4 (1) T E X T E
5 (4) X T E T E
Pour la décompression, il est nécessaire de garder en mêmoire la position de la chaîne originale, ici 4.
Le texte codé est donc la dernière colonne, soit : « 4TTXEE ».
Cette transformation n'apporte aucun gain de compression immédiat, au contraire, car il est nécessaire de transmettre des informations supplémentaires pour le décodage. Cependant, Burrows et Wheeler recommandent ensuite d'utiliser un algorithme de type MTF. Ainsi, la chaîne possédant de nombreuses répétitions de caractères contiendra beaucoup de 0. Ceci assure avec un algorithme de type codage de Huffman un quotient de compression élevé.
Lors de la décompression, la chaîne codée est rangée par ordre alphabétique (on reprend l'exemple précédent, cette fois-ci dans le sens de la décompression) :
1 2 3 4 5
Codé T T X E E
Classé E E T T X
C'est ici que l'on se sert du chiffre transmis (4). Nous savons que les deux caractères correspondant à cet indice ne se suivent pas et que le caractère de la ligne classée est le premier de la chaîne originale.
On part donc ici du 'T' en position 4. Ce 'T' est le deuxième de la ligne classée. On recherche donc le deuxième 'T' de la ligne codée, ce qui correspond à la position 2. Ce 'T' est donc suivi d'un 'E'. Ce 'E' est le deuxième de la ligne classée. On retourne donc chercher le deuxième 'E' de la ligne codée. On arrive en position 5. Ce 'E' est suivi d'un 'X'.... On continue ainsi jusqu'à tomber sur le 'E' en position 4 de la ligne codée. La décompression est alors terminée. On retrouve bien nos données initiales, à savoir la chaîne « TEXTE ».
Voir aussi
Mtf
Références
# Michael Burrows, D. J. Wheeler: [http://citeseer.ist.psu.edu/76182.html "A block-sorting lossless data compression algorithm"], 10th May 1994, Digital SRC Research Report 124.
Catégorie:Format de données numériques
ja:ブロックソーティング
JPEG 2000Catégorie:imagerie numérique Catégorie:Format de données numériques Catégorie:Norme ISO
JPEG 2000 est une norme commune de l'ISO et de l'UIT-T de compression d'images définie par le comité Joint Photographic Experts Group. JPEG 2000 est capable de travailler avec ou sans pertes, utilisant une transformation par « ondelettes » (méthode d'analyse mathématique du signal). En compression irréversible, JPEG 2000 est plus performante que la méthode de compression JPEG ISO/CEI 10918-1 (le JPEG classique). On obtient donc des fichiers d'un poids inférieur pour une qualité d'image égale. De plus, les contours nets et contrastés sont mieux rendus.
Comme le JPEG est dérivé en MJPEG et en MPEG pour la vidéo, un codec MJPEG2000 existe.
Lien externe
- [http://www.jpeg.org/jpeg2000/index.html?langsel=fr Site officiel en francais]
Catégorie:format de données numériques Catégorie:imagerie numérique Catégorie:Norme ISO
ja:JPEG 2000
Transformée de FourierLa transformée de Fourier est une opération qui transforme une fonction intégrable en une autre fonction intégrable. Si ƒ(x) est une fonction intégrable, sa transformée de Fourier est notée F(s)
:
Il s'agit d'une généralisation du développement en séries de Fourier. F est aussi parfois notée ou TF(ƒ).
La transformation de Fourier inverse, opération notée TF -1, se calcule par :
::
ou par :
::
En physique, la transformation de Fourier permet de déterminer le spectre d'un signal. Les phénomènes de diffraction donnant une image de l'espace dual du réseau, ils sont une sorte de « machine à transformation de Fourier ».
Lien entre transformation de Fourier et transformation de Laplace
Si l'on note la transformée de Laplace, alors
:
où les fonctions et sont définies par :
: si t ≥ 0 et 0 sinon.
: si t ≥ 0 et 0 sinon.
Parallèles avec les séries de Fourier
La transformée de Fourier est définie de façon semblable : la variable d'intégration t est remplacée par nΔt, n étant l'indice de sommation, et l'intégrale par la somme.
: ↔
On trouvera quelques remarques à ce sujet dans Analyse spectrale.
Transformée
On utilise les variables normalisées suivantes :
,
! Transformation de Fourier (analyse) !! kTransformation inverse (synthèse)
|-
| ||
|-
| ||
|-
| ||
|-
| ||
|
Compression JPEGcatégorie:imagerie numérique
Introduction au JPEG
JPEG est le sigle de Joint Photographic Experts Group, qui a édifié une norme de compression applicable dans le domaine des images fixes. Cette norme est le résultat de l'évolution des travaux qui ont débuté dans les années 1978 à 1980 avec les premiers essais de laboratoire en compression d'images.
Le groupe JPEG qui a réuni une trentaine d'experts internationaux, a spécifié la norme en 1991. Mais la norme officielle et définitive n'a été adoptée qu'en 1992. Pratiquement, seule la partie concernant le codage arithmétique est brevetée, et par conséquent protégée par IBM, son concepteur.
La norme décrit principalement le format des données compressées et le schéma de codage et de décodage. Les algorithmes de compression et de décompression y sont proposés, mais ne sont pas normalisés. Ce qui fait que tout programmeur est libre d'éprouver ses propres algorithmes ou variantes, pourvu que les formats de sortie soient respectés.
JPEG définit deux classes de processus de compression : avec perte d'informations et gain substantiel, ou sans perte avec des taux de compression assez moyens. De plus, les taux de compression sont fonction de la qualité souhaitée après décompression et de la vitesse demandée aux processus de codage et de décodage.
La Compression JPEG
Nous allons maintenant nous intéresser à l'algorithme.
On peut diviser la compression et la décompression JPEG en 6 étapes dont voici l'organigramme :
IBM
Découpage en bloc
Le Format JPEG, comme le font généralement les algorithmes de compression à perte, commence par découper l'image en blocs ou carreaux généralement carrés de 64 (8x8) ou 256 (16x16) pixels.
Transformation des couleurs
JPEG est capable de coder les couleurs sous n'importe quel format, toutefois des meilleur taux de compression avec un codage des couleurs de type luminance/chrominance tel que YUV, YcbCR car l'œil est assez sensible à la luminance mais peu à la chrominance.
Sous-échantillonnage
La façon la plus simple d’exploiter la faible sensibilité de l'œil à la chrominance est simplement de sous-échantillonner les signaux de chrominance. Généralement on utilise un sous-échantillonnage de type 2h1v ou 2h2v. Dans le premier cas (le plus utilisé) on a un sous-échantillonnage 1:1 horizontalement et 2:1 verticalement, dans le deuxième cas on a un sous-échantillonnage 2:1 horizontalement et verticalement. Ces sous-échantillonnages sont utilisés pour les chrominances, pour la luminance on n'utilise jamais de sous-échantillonnage.
Transformée DCT
La transformée DCT (Discrete Cosine Transform, en français : Transformée en Cosinus Discrète), est une transformation numérique qui est appliquée à chaque bloc et pour chaque « couleur ». Cette transformée est une variante de la transformée de Fourrier. Cette méthode permet de décrire chaque bloc en une carte de fréquences et en amplitudes plutôt qu'en pixels et couleurs. La valeur d'une fréquence reflète l'importance et la rapidité d’un changement, tandis que la valeur d’une amplitude correspond à l'écart associé à chaque changement de couleur.
A chaque bloc de pixels sont ainsi associées fréquences
La transformée DCT s'exprime mathématiquement par :
Et la transformée DCT inverse s'exprime par :
Dans les deux cas comme constante vaut :
JPEG 2000Catégorie:imagerie numérique Catégorie:Format de données numériques Catégorie:Norme ISO
JPEG 2000 est une norme commune de l'ISO et de l'UIT-T de compression d'images définie par le comité Joint Photographic Experts Group. JPEG 2000 est capable de travailler avec ou sans pertes, utilisant une transformation par « ondelettes » (méthode d'analyse mathématique du signal). En compression irréversible, JPEG 2000 est plus performante que la méthode de compression JPEG ISO/CEI 10918-1 (le JPEG classique). On obtient donc des fichiers d'un poids inférieur pour une qualité d'image égale. De plus, les contours nets et contrastés sont mieux rendus.
Comme le JPEG est dérivé en MJPEG et en MPEG pour la vidéo, un codec MJPEG2000 existe.
Lien externe
- [http://www.jpeg.org/jpeg2000/index.html?langsel=fr Site officiel en francais]
Catégorie:format de données numériques Catégorie:imagerie numérique Catégorie:Norme ISO
ja:JPEG 2000
Compression fractalecatégorie:fractalecatégorie:algorithmecatégorie:imagecatégorie:image numérique
- La compression fractale est une méthode de compression d’images encore peu utilisée aujourd’hui. Elle repose sur la détection de la récurrence des motifs, et tend à éliminer la redondance d’informations dans l’image.
- La compression fractale est une méthode de compression destructive puisque l'ensemble des données de départ ne se retrouve pas dans l'image finale.
Il exite plusieurs méthodes de compression fractale (subdivision de triangles, Delaunay etc.), mais la compression par la méthode Jacquin et la plus connue.
Illustration par la Méthode Jacquin
récurrence
- La compression fractale consiste tout d'abord à réaliser deux segmentations (appelés aussi pavages, ou partitionnements) sur une image : une segmentation de figures Sources et une segmentation de figures Destinations.
- Il s'agit alors de trouver pour chaque figure Source, quel est le meilleur couple (figure source, figure destination) minimisant une erreur. Cette erreur est généralement calculée en soustrayant les deux figures. Pour réaliser l'opération de soustraction, il est nécessaire d'opérer une transformation de la figure source aux dimensions (et à la géométrie) de la figure destination.
De plus, des règles comme la rotation et les retournements sont possibles.
- Une fois que tout les couples ont été trouvés, le fichier de sortie contient alors les différents couples, ainsi que les différentes transformations effectuées (rotation, réduction de la moyenne etc.).
- Lors de la décompression, l'image est recréée à partir de ces transformations. La convergence est alors garantie par le faite que d'une part il y a une minimisation d'erreur (différence) et une modification des pixels, et d'autre part, que les figures sources |